Cintre

Introduction

    Nous avons choisi de travailler sur l’amélioration du cintre. Aujourd’hui, tout objet du quotidien tend à être de plus en plus personnel, adapté à chacun. Bien qu’il soit utilisé par quasiment tout le monde, le cintre ne remplit encore pas tout à fait ce critère.

Nous avons choisi comme cintre de base à notre étude “le cintre W”. Hors norme pour son côté luxueux (de 1900€ jusqu’à plusieurs dizaine de milliers d’euros l’unité), chacun des cintres de cette marque est créé à la demande et sur-mesure. Il nous a semblé intéressant de réfléchir à améliorer son concept, notamment en le rendant plus abordable.

 

 

         A la recherche d’une innovation, nous allons utiliser la méthode TRIZ, acronyme russe signifiant “Théorie de la Résolution des Problèmes d’Innovation”. Cette méthode est atypique dans la mesure où elle amène l’inventeur à trouver des réponses  sans faire de compromis. Au contraire, les méthodes classiquement engagées pour innover, telles que le brainstorming, se basent uniquement sur le potentiel créatif inné des membres de l’équipe.

          Tout au long de notre travail de recherche, nous avons utilisé le logiciel STEPS (Systematic Tool for Efficient Problem Solving), qui nous a indiqué les différentes étapes à suivre.

          Après avoir fait un état de l’art de cet objet, nous allons détailler la démarche d’analyse que nous avons eue. Puis nous décrirons le travail effectué dans la partie résolution. Enfin, nous présenterons la solution finale retenue.

 

I/ Etat de l'art

 

          Un cintre est un objet qui permet de ranger des habits par suspension sans qu’ils ne se froissent. Le premier cintre date du XVIe siècle. Ce premier modèle est assez imposant et très arrondi au niveau des épaules, ce qui explique alors qu’il est probablement réservé aux vêtements militaires et religieux. Au XVIIIe siècle, l’apparition des armoires amène l’usage du cintre à se développer, puis au XIXe siècle, lorsque les ateliers de confection se multiplient, à se démocratiser.

En 1903, pour faire face au manque de rangements disponibles aux murs et pour accrocher les vêtements des ouvriers, Albert J. Parkhouse a inventé un cintre constitué par un fil de fer tordu. En 1932, un brevet est déposé pour l’amélioration du design du cintre. Ce dernier est constitué de tubes en carton pour éviter les marques sur les vêtements. En 1935, un tube est ajouté sur la barre inférieure.

 

 

          Aujourd’hui, différents modèles de cintres existent. Les plus courants sont les cintres permettant de suspendre des hauts à manches. Les cintres possèdent parfois des extrémités en forme de crochets pour permettre la suspension des hauts à bretelles. Une barre horizontale ajoutée de façon à fermer le triangle que forme le cintre permet de poser tout type de vêtement ne pouvant pas être suspendu par l’armature principale : pantalon, cravate, écharpe… Il existe des cintres spéciaux conçus uniquement pour pouvoir suspendre des pantalons, des foulards, des cravates,...

          Les matériaux utilisés pour fabriquer l’armature principale du cintre sont nombreux. Les cintres les plus courants sont constitués d’un fil de fer tordu, de plastique plat ou de bois. Mais il en existe également en plastique assez épais et moulé, s’adaptant aux larges épaules d’un costard par exemple. Certains cintres sont recouverts de daim, de mousse ou de velours pour ne pas abîmer les tissus fragiles.

 

II/ Analyse

Intégralité des parties

 

Cette première étape consiste d’abord à construire le tryptique “Outil-Fonction Principale Utile (FPU)-Objet”. C’est le système de base de la méthode TRIZ au début de l’étude. L’outil correspond à ce que l’on étudie, ce que l’on veut améliorer en utilisant la méthode TRIZ. La fonction principale utile est représentée par un verbe, qui indique la fonction la plus importante que doit remplir l’outil. Enfin, l’objet est l’élément sur lequel agit l’outil. Si ce constituant est supprimé, l’outil n’a plus de raison d’exister. Cela permet de vérifier en partie la validité de notre tryptique. Dans notre projet, le cintre (outil) range (FPU) le vêtement (objet).

Dans un second temps, nous avons identifié les quatre parties essentielles à la réalisation de la FPU :

  • l’élément moteur, qui transforme l’énergie extérieure en énergie utile pour faire fonctionner le système.

  • l’élément de transmission, dont le rôle est de transférer cette énergie jusqu’à l’élément de travail

  • l’élément de travail, qui s’établit dans le coeur du système pour assurer le lien physique entre notre système et l’élément sur lequel il agit

  • l’élément de commande, qui doit permettre d’intervenir en fonction des variations du système

Si le vêtement disparaît, le cintre n’aurait plus d’utilité. Notre tryptique est donc correct. En outre, notre FPU “range” provoque un changement d’état sur l’objet “vêtement”, qui passe de l’état “non rangé” à “rangé sur cintre”. Notre étude est donc cohérente.

 

 

Dans la suite de notre étude, l’analyse multi-écrans et les lois d’évolutions vont nous permettre de voir autrement la manière dont notre objet pourrait évoluer à l’avenir et formuler des hypothèses par rapport à cette évolution. Ces hypothèses vont nous permettre d’être plus créatifs, car elles vont faire émerger des idées que nous n’aurions jamais eues sans utiliser cette méthode.

Multi-écrans

           Dans cette étape, nous faisons une analyse en trois dimensions selon deux axes de développement : utile et temporel. En effet, nous prenons d’une part en compte le système que nous étudions, le cintre, ainsi que les sous-systèmes et super-systèmes qui lui sont associés. Ces deux derniers éléments permettent de ne pas oublier l’environnement du cintre. D’autre part, nous étudions chacun de ces trois éléments dans leur évolution au cours du temps : passé, présent, futur. Ce travail nous permet d’avoir une idée de la façon dont le cintre a évolué depuis sa création et comment il pourrait évoluer à l’avenir, sans oublier aucune hypothèse.

Maturité du système

Nous avons ensuite évalué la maturité du système, c’est-à-dire que nous avons estimé la valeur de celui-ci en fonction du temps. Nous avons réalisé cette étape d’une part pour le système actuel, le cintre W fabriqué sur-mesure, d’autre part pour ce que pourrait devenir ce cintre, le système futur.

 


Si le système est dans la zone orange, alors il vient d’être créé et est toujours en développement. Son potentiel est donc minimal et les ventes sont encore trop faibles. Si le système est dans la zone verte, son développement est terminé ; son potentiel et donc les ventes augmentent considérablement. Le produit est alors suffisamment nouveau et inédit pour intéresser une nouvelle clientèle. Si le système est dans la zone rouge, alors il a atteint son potentiel maximum et les ventes commencent à stagner voire à diminuer.


    Nous avons choisi de placer le cintre actuel à ce niveau car son développement est terminé, mais il est encore assez nouveau sur le marché de part son côté luxueux, et donc peu connu du grand public. Le cintre que nous aimerions concevoir restera dans la même lignée que notre cintre de départ ; nous le laissons donc sur la même courbe. Nous l’avons simplement placé plus haut car il devra en plus être plus compétitif, grâce à l’abaissement de son prix, tout en essayant de le rendre encore plus adapté à la morphologie du propriétaire (adaptation en temps réel).

 

Lois d'évolution

Les lois d’évolution représentent le potentiel d’évolution d’un système (ici le cintre). Il y a neuf lois réparties en trois catégories : les lois statiques, les lois cinématiques et les lois dynamiques. En fonction des données entrées précédemment, le logiciel crée automatiquement une étoile, représentée ici en vert. La taille de chaque branche varie selon le potentiel d’évolution du système par rapport à la loi ; plus la branche est longue, plus le potentiel d’évolution est faible. Nous créons ensuite notre propre étoile, représentée en bleu, à partir du potentiel d’évolution que l’on attribue au cintre, par rapport aux différentes lois.

 

 

  • Loi n°1 : Intégralité des parties :

 

Cette loi indique dans quelle mesure le système est “entré” dans sa vie d’objet. Or, c’est le cas lorsque les quatre parties conduisant à la FPU (le moteur, la transmission, le travail et le contrôle) remplissent leur rôle. Dans notre cas, nous estimons que le contrôle réalisé par l’oeil humain pourrait être amélioré. En effet, une fois le vêtement quitté des yeux, l’humain ne peut pas savoir s'il est tombé. De plus, “La surface supérieure des bras du cintre” ainsi que “la structure rigide du cintre” assurent la réalisation de la fonction principale “range vêtement” mais pourraient encore être améliorés dans le but de simplifier l’action et/ou l’automatiser.


  • Loi n°2 : Conductibilité énergétique :

 

L’énergie traverse sans déperditions les constituants du système technique. Aucun des constituants ne bloque le libre passage de l’énergie pour assumer la FPU. Nous avons estimé que l’énergie fournie par l’Homme pour accrocher le vêtement sur le cintre est relativement bien transmise, si ce n’est qu’il est parfois possible, mais assez rare, que le vêtement tombe (surface trop glissante, vêtement mal rangé…). La condition idéale serait de pouvoir ranger le vêtement sans effort, or cela ne nous paraît pas réalisable sans influencer sur la complexité d’utilisation (et/ou de conception).


  • Loi n°3 : Harmonisation :


Cette loi est relative à l’optimisation de la forme, du rythme, des couleurs...entre deux éléments du système. Cela doit permettre de maximiser notre FPU. Le cintre que nous avons pris comme point de départ de notre étude est déjà sur-mesure. Nous voudrions aller plus loin en fabriquant un cintre qui s’adapte parfaitement à la morphologie de la personne et ce dans la durée. Par exemple, même si une personne change de carrure au bout de quelques années, elle doit toujours pouvoir utiliser le même cintre, ou en partie, sans le changer.

 

  • Loi n°4 : Idéalité :


Pour atteindre l’idéalité absolue, il faudrait que notre cintre assume sa FPU sans aucune dépense. Il faudrait donc qu’il n’existe pas physiquement, qu’il s’adapte à 100% à la morphologie de l’utilisateur et qu’il effectue la fonction principale “range vêtement” sans aide extérieure. Nous avons donc diminué la taille de la branche (de l’étoile) car le cintre n’est pas adapté complètement à la morphologie et qu'il n'est pas un système automatisé.


  • Loi n°5 : Développement inégal :


Le développement inégal concerne le niveau de maturité des différents constituants. Dans le cas du cintre, les éléments qui ont le plus évolué sont “la surface supérieure des bras du cintre” ainsi que “la structure rigide du cintre”, alors que le crochet reste (quasiment) inchangé d’un cintre à l’autre. Il s’agit du dernier élément à améliorer, c’est pourquoi la taille de la branche est presque maximale.

 

  • Loi n° 6 : Transition au supersystème :


Cette loi consiste à imaginer la fin de vie de notre système. Il faut alors trouver d’autres systèmes pour les faire fusionner et ainsi avoir un super-système. Dans notre cas, on pourrait fusionner un cintre avec les parois du dressing : elles assurent alors la fonction “range" vêtement en l’absorbant.


  • Loi n° 7 : Transition vers le micro-niveau :


Cette loi consiste à imaginer une évolution de l’état du système. Dans le cas du cintre, le faire changer d’état nous paraît peu probable. En effet, pour le faire passer de l’état solide à l’état liquide, il faudrait un liquide qui accomplisse la fonction “range" vêtement et qu’il ne se fasse pas absorber par le textile. Pour ce qui est de l’état gazeux, on pourrait imaginer un système de propulsion d’air.

 

  • Loi n° 8 : Dynamisation et contrôlabilité :


Pour notre cintre, on peut imaginer le dynamiser en le rendant articulé pour améliorer sa FPU. Dans cet objectif, il est aussi possible de le rendre flexible, c’est pourquoi nous avons diminué la taille de la branche (de l’étoile).

 

  • Loi n° 9 : Evolution par la synthèse substance-champs :

 

Cette loi d'évolution concerne la création d’un (de) nouveau(x) sous-système(s) afin d'améliorer la FPU. En plus de réaliser la fonction “range" vêtement, le cintre pourrait réaliser la fonction “repassage-séchage”. Une fois le vêtement lavé, on le pose sur le cintre. Un mécanisme va alors le sécher, puis avec de la vapeur, le repasser. Un tel super-système étant possible, nous avons donc diminué la taille de la branche qui était  mise au maximum par le logiciel.

 

L’analyse multi-écrans et les lois d’évolution ont permis d’orienter l’étude. Nous sommes maintenant amenés à nous intéresser aux contradictions.

 

Poly-contradictions

 

 

            Dans cette partie nous cherchons les contradictions de notre système. Nous allons pour cela utiliser l'arborescence

Élément-Paramètre-Valeurs (E-P-V). On va ranger tous les paramètres issus de notre analyse multi-écrans en deux catégories :

  • Les paramètres d’action (PA) : Cette catégorie regroupe tous les paramètres sur lesquels on va agir pour modifier notre système.

  • Les paramètres d’évaluation (PE) : Cette catégorie regroupe tous les paramètres qui vont nous permettre d’évaluer les différentes caractéristiques de notre système.

On va entrer pour chaque PA une valeur (Va) vers laquelle il peut être modifié, et son contraire (-Va). On va ensuite regrouper pour chaque PA les PE qui s’y rapportent. Pour classer ces PE, on va les regrouper dans deux sous-catégories: ceux qui améliorent le PA si on va dans le sens du Va et ceux qui le dégradent si on va dans le sens de Va . On fait de même pour -Va. On remarque bien que si on prend le contraire de Va, les PE changent de sous-catégorie. Une fois les PA et les PE analysés, on va pouvoir définir leur importance (pour les PE)  ou leur coefficient (pour les PA) , ce qui nous donnera par la suite les paramètres les plus influants.

Par exemple, pour le PA “Adaptabilité”, les valeurs vont donc être “adaptable” et “peu adaptable”. Pour la valeur “adaptable”, les PE “cintre adapté à la morphologie de l'habit”, “type de support” et “tenue des habits” vont l’améliorer et le PE “prix” aura un impact négatif sur le PA.

 

 

Ainsi, nous avons défini les PA “Adaptabilité” et “Personnalisation” comme importants en leur affectant le coefficient maximal et nous avons défini les PA “Facilité de transport” et “temps de séchage” comme peu importants dans notre cas, d’où l’affectation d’un coefficient faible pour ceux-ci. Concernant les PE, le prix, l’aspect personnalisable, le temps de conception et l’adaptabilité à la morphologie nous paraissaient être les paramètres d’évaluation les plus importants d’où l’attribution d’une importance élevée.

 

Au cours de cette étape, il faut veiller à ce que chaque paramètre soit bien sélectionné dans au moins une polycontradiction. Or, l’analyse multi-écrans ne permet de faire émerger que 40% des paramètres. On est alors amené à créer un (des) paramètre(s) d’action afin de pouvoir “ranger” certains PE. Nous avons par exemple rajouté le paramètre d’action “facilité de transport” pour classer les PE “transportabilité” et “longueur des bras”.

 

Enfin, il est possible de faire différents scénarios en fonction des paramètres qui nous intéressent, par modification des coefficients PA et PE. Nous en avons fait trois : personnalisable et adaptable, automatisme et pratique. Le scénario qui nous intéresse le plus dans notre étude est "personnalisable et adaptable" car nous voulons réaliser un cintre abordable mais qui soit adapté à la morphologie du client et à ses goûts.

 

Contradictions proposées

 

 

 

Le logiciel STEPS propose ici une classification des contradictions précédemment établies (présentées sous forme de disques) selon trois axes ; le poids des contradictions (axe x), calculé en fonction des coefficients des PA et PE que nous avons choisis, l’universalité (axe y), qui correspond au nombre de contradictions où chacun de ses paramètres d’évaluation apparaissent et le rayonnement (axe z) qui correspond au nombre de contradictions ayant le même paramètre d’action.

Là encore, nous avons réalisé les trois mêmes scénarios que lors de la méthode de séparation en modifiant l’importance des coefficients des paramètres en fonction du scénario créé.

Pour chaque scénario, les contradictions les plus importantes à résoudre se trouvent en haut à droite du graphique, le poids et l’universalité sont maximales et plus le rayon est important, plus la contradiction est intéressante à résoudre.

           Nous nous sommes d’abord intéressés au scénario “personnalisable et adaptable”. Nous avons choisi d’y résoudre prioritairement la contradiction 3.5* du paramètre “personnalisation” ainsi que la contradiction 1.3** du paramètre d’action “adaptabilité”. Bien que le côté pratique ne soit pas primordial dans notre projet, il nous semble évident de créer un cintre qui reste facile d’utilisation. C’est pourquoi nous avons choisi la contradiction 5.5*** du paramètre “facilité d’utilisation” dans le scénario pratique.

 

  * contradiction 3.5 : la personnalisation du cintre doit être à la fois élevée pour satisfaire l'adaptibilité du cintre à la morphologie de l'habit et faible pour satisfaire le prix

 ** contradiction 1.3 : l'adaptabilité du cintre doit être à la fois adaptable pour satisfaire la tenue des habits et peu adaptable pour satisfaire le prix

*** contradiction 5.5 : la facilité d'utilisation du bras doit être à la fois élevée pour satisfaire l'interaction avec le cintre et faible pour satisfaire la longueur des bras

 

III/ Résolution

          Une fois les contradictions de notre étude définies, nous pouvons réfléchir aux solutions grâce à la méthode TRIZ. L’essentiel du travail va désormais se trouver dans l’interprétation de nos données, puis plus tard dans la construction d’une idée la plus finie possible, solution de notre étude.

Méthode de séparation

            Cette méthode consiste à segmenter la réflexion sur notre cintre en “ressources” par l’intermédiaire de questions. Celles-ci sont soit relatives à des parties constituants notre cintre, soit à différents états de tout ou partie du système.

            Dans notre cas, les ressources “transition de phase”, “transition physico-chimique” n’ont pas été très utiles puisque le cintre ne se prêtait pas à cette étude.

 

Méthode matricielle

Cette méthode est le résultat de l’analyse de 40 000 brevets préalablement triés dans une population de 400 000. De ce travail résulte une décomposition en quarante principes inventifs, correspondant en fait à des méthodes souvent utilisées par les inventeurs. A cela se sont ajoutés trente-neuf paramètres génériques d’ingénierie, qui ont pour but de répertorier les situations qui posent problème.

A chaque contradiction que l’on a choisie de résoudre, est associé un PE qui va se dégrader et un PE à améliorer. Puis, pour chaque PE on va sélectionner un à deux paramètres génériques. Le logiciel va ensuite faire apparaître un diagramme regroupant les différents principes inventifs en lien avec les paramètres entrés et la contradiction à résoudre. Plus le principe inventif a été utilisé par d'autres inventeurs pour les mêmes associations de paramètres génériques, plus le pourcentage du bâton qui y est associé est élevé. En fonction de nos réponses à l’étape précédente, certains bâtons sont rouges et d’autres orange. Les bâtons rouges correspondent aux séparations des propriétés contradictoires des différentes méthodes. D’un point de vue hiérarchique, les bâtons rouges avec un pourcentage associé élevé sont à privilégier. On va ensuite parcourir les différents exemples dans lesquels les principes inventifs ont été utilisés par les inventeurs, puis s’en inspirer pour notre cintre. Le but n’est pas de trouver une idée pour chaque principe, mais d’envisager des possibilités répondant à la FPU et auxquelles on n’aurait pas pensé avec une méthode classique, telle que le brainstorming.

 

 

Concept de solution

On va créer des fiches de concept de solutions pour chaque idée que l’on aura eue. Si deux idées combinées apportent une plus value au système, sans ajouter des côtés négatifs, alors on peut les fusionner.

            Dans notre cas, grâce à la matrice, nous avons eu huit idées. Pendant la phase de réflexion, nous en avons trouvée cinq autres. Une fois les fiches de concepts étudiées et les différentes possibilités de fusion analysées, nous avons décidé que les idées 1.2, 1.4, 1.7, 1.8, 1.9 et 1.12 ne seraient pas à prendre en compte car si elles résolvent certes une contradiction, elles dévaluent cependant notre cintre face aux autres problèmes pris en considération.

 

Nota Bene : Nous avons eu un souci avec le logiciel et une modification ne s'est pas enregistrée : les images de solutions n'ont pas pu être ajoutées. De plus,  pour la solution "armature copiée", la description est : "Copiage des éléments annexes du cintre : crochet, barre en fer, armature principale. Puis, il faut ajouter une surface sur chaque bras qui soit adapté spécifiquement à la morphologie de chacune des personnes du groupe (pour lesquellesl les éléments principaux ont été copiés identiquement).
On attend que plus de 20 personnes ayant la même carrure commandent  un cintre pour les copier à grande échelle (pour fabriquer des cintres de même longueur en corrélation avec  la carrure)". 

 

 

 

 

Solutions envisageables

          Dans cette partie, nous avons étudié les impacts de nos différentes solutions par rapport aux contradictions dans le scénario “personnalisable et adaptable”. Nous avons d’abord dû coefficienter l’impact de tous paramètres d’évaluation sur chaque concept de solution. Nous avons réduit notre choix à deux solutions qui résolvent le plus de contradictions.

 

 

         La première solution est celle du “cintre à pistons”. Elle a l’avantage de pouvoir adapter le cintre à la morphologie de son propriétaire en temps réel. En effet, il serait possible de régler la hauteur des pistons électroniquement ; le cintre serait connecté à un logiciel qui aura préalablement recueilli les données morphologiques de la personne en utilisant une photo.

De plus, nous nous sommes inspirés du concept "armature copiée", sauf que nous n'ajoutons pas ici une surface spécifiquement adapté à la morphologie de chacun des membres du groupe pour lesquels les éléments principaux ont été copiés. En effet, pour la solution que nous avons ici, nous copierons l'armature principale ainsi que les pistons, mais aussi la partie en plastique qui sera identique pour tous les clients. Ce sont les pistons qui joueront ensuite le rôle d'adaptation à la morphologie du propriétaire. Faire des copies permettra bien évidemment un gain de temps important, et donc aussi une baisse du prix. En outre, le client pourra choisir la couleur et la matière de la partie en plastique. De plus, nous conservons l'idée d'avoir une capsule de parfum centrale en-dessous du crochet. 

           En chiffres, cette solution permet de résoudre 21 contradictions différentes, dont les trois que nous considérons comme étant primordiales.

 

            La seconde solution est celle du “cintre à mémoire de formes”. Nous avons utilisé le principe inventif de la copie, que nous appliquons aux bras et la partie centrale comportant le crochet (ce dernier est également copié). Cela permettra de réduire le coût final de notre cintre. De plus, notre idée d’ajouter une surface en mousse à mémoire de forme est très avantageuse. Cette solution permet de découper cette surface de façon identique pour un même lot de bras copiés. En effet, elle répond à la fonction “s’adapter à la morphologie” simplement, en plus d’avoir un coût et une durée de production faibles.  Ainsi, pour un même lot de cintres commandés par un groupe de personnes de même carrure, aucun d’entre eux n’est fabriqué de façon spécifique, mais pourtant chaque cintre est adapté à la morphologie de chacun.

D’autre part, les clients pourront choisir leur essence de bois et le textile ajouté sur les surfaces en mousse à mémoire de forme, ce qui personnalise le système. De plus, nous conservons l'idée d'avoir une capsule de parfum centrale en-dessous du crochet. Nous avons combiné ce concept à l’idée du cintre démontable, ce qui facilite le transport mais pas seulement ! En effet, quelque soit la morphologie de la personne, la partie centrale du cintre reste la même. Cette solution permet donc de “recycler” la partie centrale du cintre, réutilisable par la même personne ou une autre personne, qui ne devra racheter que les bras du cintre adaptés à sa morphologie et son goût. Le prix du cintre serait donc diminué. De plus, cela permet à une personne de changer les bras du cintre si elle le souhaite, et donc de personnaliser son cintre à l’infini.

Enfin, pour résoudre la contradiction 5.5 qui n’était pas résolue jusqu’à présent, il aurait fallu ajouter les concepts “cintre à bonne préhension” ou “cintre articulé”. Cependant, le concept de cintre articulé n’est pas utile ici puisque l’avantage qu’il apporte est aussi donné par le concept de cintre démontable. Il est possible que nous ayons mal évalué la valeur de l’impact de chaque PE sur ce dernier concept, la contradiction 5.5 pouvant être, d’après nous, résolue par celui-ci. Nous n’avons pas choisi d’ajouter à cette deuxième solution le concept bonne préhension puisqu’il n’est pas très utile et n’apporte qu’une étape (donc un coût) supplémentaire au niveau de l’usinage.

    Cette solution permet de résoudre 20 contradictions différentes, dont les trois contraintes que nous considérons comme étant les plus importantes.

 

Solution retenue

          Nous avons finalement gardé la deuxième solution. En effet, la première présente plus d’inconvénients, en particulier au niveau de la conception et de la qualité du produit fini. Tout d’abord, en ce qui concerne les pistons, le réglage idéal serait électronique. Cependant, il est probable que cette solution engendre un coût supplémentaire non négligeable sur le produit final. En ce qui concerne le produit fini, il serait un peu trop bas de gamme pour la clientèle visée. En effet, cette solution impose l’utilisation d’un matériau plastique devant être à la fois suffisamment résistant et déformable pour répondre à la pression exercée par les pistons. Or, ce type de matériau n’est pas très noble par rapport au bois ou au cuir.

          La seconde solution présente l’avantage de pouvoir conserver le bois pour la structure principale. La surface en mousse à mémoire de forme sera recouverte par tout type de textile ou de cuir. Ainsi, le côté haut de gamme du cintre de départ n’est pas perdu mais le prix en sera diminué grâce à la mousse à mémoire de forme qui résout la fonction “s’adapter à la morphologie” (répond à la loi “intégralité des parties”) et au fait que les différents éléments démontables (répond à la loi “dynamisation et contrôlabilité”) constituant le cintre seront copiés.

 

 

 

Conclusion

Notre cintre se trouve donc dans une optique de développement visant à le rendre plus personnel et ce, tant au niveau de son esthétique que de sa capacité à s’adapter aux habits. Il devra, de par sa qualité de fabrication ainsi que par considération de la clientèle visée, offrir une tenue des habits irréprochable. Enfin, dans un souci d’idéalité, notre cintre se devra d’être autant pratique qu’intuitif dans son utilisation. Ces améliorations se font en général soit au détriment du coût et de la durée de production, soit de l'esthétisme et de la complexification du produit fini. Mais grâce à la méthode TRIZ nous avons pu aboutir à une solution sans compromis.

 

Fichier STEPS

https://drive.google.com/file/d/0B49Hv9DDXNLxTmF1OFJmZ2p0Ync/view?usp=sharing

 

 

 

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