Innov'INSA: Projet réveil matin

Réveil connecté

 

 

Introduction

 

                Depuis ses débuts le réveil matin tel que nous le connaissons a beaucoup évolué. Du simple cadran avec ses emblématiques cloches au réveil dernier cri qui projette l’heure sur les murs un très grand nombre de personnes utilisent encore cet appareil simple et efficace qui nous réveille, ou du moins qui essaye de nous réveiller, chaque matin.

              Bien qu’il soit aujourd’hui un concentré de technologies et qu’il propose un nombre croissant de fonctionnalités, nous sommes tous conscient que la prochaine étape dans le développement de ce type d’appareil passe par une phase de connexion avec le reste des appareils électroménagers de la maison. De nos jours nous assistons à l’interconnexion de tous les objets de notre quotidien. Du téléphone à la montre en passant par les bracelets sur notre corps, de la porte à la fenêtre en passant par les volets dans la maison et des plantes aux éclairages tout peut être contrôlé, vérifié et modifié à distance en fonction des besoins des utilisateurs.

                Notre réveil connecté ? Oui mais pourquoi faire ? Qui n’a pas régulièrement un réveil difficile, une matinée compliquée, tous les éléments se déchainant pour rendre votre début de journée le plus frustrant possible ? Et bien le réveil ne pourra pas tout faire mais il pourrait par exemple allumer la lumière ou ouvrir les rideaux pour mieux réveiller les marmottes. Lancer la machine à café ou le grille-pain pour gagner du temps. On peut tout de suite trouver un grand nombre d’application à cette « communication » entre les objets afin de rendre notre quotidien plus agréable.

                Dans cette page de présentation de notre projet nous allons nous attacher à présenter ce réveil connecté dans un premier temps à travers le logiciel STEPS puis à l’aide de la méthode TRIZ afin de faire ressortir toutes ses caractéristiques et définir les innovations pertinentes à développer.

 

                I) Intégralité des parties

 

                Nous allons tout d’abord réaliser la première étape de l’outil STEPS qui consiste à définir notre objet, chacun des composants importants qui définissent notre objet et ses fonctionnalités ainsi que l’organisation et commet ces différentes parties s’agencent, se coordonnent et travaillent ensemble.

          

                Notre réveil se constitue d’un circuit électronique, d’une antenne réceptrice et d’une antenne émettrice. Ainsi le réveil remplit sa fonction de réveil matin en donnant l’heure et en sonnant grâce au circuit électronique mais est également capable de « communiquer » avec d’autres appareils ou objets de la maison à l’aide de ces antennes. Le réveil utilise de l’électricité comme source d’énergie et passe du mode veille lorsqu’il n’est pas utilisé au mode en fonctionnement pour remplir ses fonctionnalités.

 

                II) Analyse multi-écrans

 

                Dans un deuxième temps nous avons complété l’analyse multi-écrans. Il s’agit de décrire les états de notre produit tel qu'il était dans le passé, tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il serait plus tard, une fois notre innovation appliquée. Pour chacun de ces repères temporels nous décrirons également les changements à l’intérieur de l’objet lui-même, c’est-à-dire dans sa constitution mais aussi dans l’ensemble auquel il appartient. Ces changements peuvent à la fois êtres positifs ou au contraire apporter des effets négatifs. Dans ce dernier cas il nous faut nous assurer que l’état final de l’objet aura résolu les problèmes potentiellement apportés au préalable.

   

                III) Lois d’évolution

 

Loi 1 : L’intégralité

            Pour qu’un système assure sa fonction principale, il est indispensable qu’il possède 4 parties fondamentales remplissant idéalement leur rôle dans son fonctionnement. Concernant l’élément moteur, il n’y a pas de véritable transformation possible au sein du réveil, il s’agit plus d’un processus électronique qui va permettre d’émettre à la fois un signal lumineux affichant l’heure et garder en mémoire les actions qui lui incombent et de proposer un signal sonore visant à réveiller l’utilisateur. L’élément de transmission est un point particulier puisqu’il n’y a pas à proprement parler de transformation de l’énergie. Cette dernière sert à alimenter l’appareil afin qu’il reste en fonctionnement et garde en mémoire la programmation voulue par l’utilisateur. L’élément de travail correspond dans notre cas aux haut-parleurs du système, il garde le contact « physique » entre l’objet (le réveil) et la cible (l’utilisateur). L’élément de commande est  un point délicat du réveil puisqu’il n’y a pas d’auto adaptation possible à l’heure actuelle, de l’appareil. Nous attribuons la note de 4/5.

 

Loi 2 : Conductibilité

                Notre système comporte deux système de conduction d’énergie : un système électrique, nous omettons volontairement la transformation de l’énergie électrique vers l’énergie sonore car la production de son n’est pas le but premier d’un réveil. Le réveil ayant peu de conservation d’énergie du fait de son caractère passif c’est un point qui fait actuellement défaut dans ce type d’appareil, nous lui donnons la note de 2/5.

 

Loi 3 : Harmonisation

                Cette troisième loi est parfaitement respectée puisqu’il y a réponse de l’appareil dès la sollicitation, il n’y a donc pas de temps de latence entre l’action de l’utilisateur et la réaction de l’appareil. Au-delà, sans qu’il y ait pour l’instant anticipation des besoins de l’utilisateurs, l’appareil est paramétré en amont par l’utilisateur et Il y a donc réaction de l’appareil avant même l’action de l’utilisateur puisque c’est le but même d’un réveil. Néanmoins, un seul dysfonctionnement dans l’appareil peut empêcher le bon fonctionnement de l’appareil dans son ensemble. Nous lui attribuons donc la note de 5/5.

 

Loi 4 : Idéalité

                La taille de l’appareil n’est pas un facteur qui a beaucoup évolué pour le réveil. En effet les réveils de petite taille existaient déjà auparavant, leur taille a même pour la plupart augmenter puisqu’ils incorporent des radios qui ont tendance à prendre un peu de place. Néanmoins les performances globales des appareils ont augmenté notamment par les ajouts supplémentaires qui lui ont été apportés. Pour ces deux raisons nous lui donnons une note moyenne : 3/5

 

Loi 5 : Développement inégal

                Les réveils ont connu en général un développement homogène puisque les matériaux qui servent à sa construction ont changé en passant du métal aux plastiques/polymères. Le fonctionnement a également évolué puisque nous sommes passés d’un système mécanique à un système électronique tout en diversifiant ses capacités. Notre note est de 4/5.

 

Loi 6 : Transition vers un super-système

                L’appareil peut-il fusionner avec le super-système qui l’entoure ? De toute évidence c’est le chemin qui semble être pris. En effet on peut aisément penser à une gestion des appareils d’une maison par un gestionnaire global (comme une intelligence artificielle), on pourrait parler de maison « intelligente » qui centralise toutes les fonctions (et plus encore) de notre projet. On tendrait par ailleurs vers l’idéalité puisque le système pourrait ne plus avoir de présence physique tout en augmentant le nombre d’action réalisable par le « système ». Nous attribuons donc la note de 5/5 à ce point.

 

Loi 7 : Transition vers le micro-niveau

                Même si la tendance de l’électronique est à la miniaturisation, ceci a relativement peu d’importance vu les performances demandées par un réveil. De la même façon, à moins d’une disparition au profit de la fusion vers le super-système, la diminution de la taille d’un réveil jusqu’à sa presque disparition à peu d’intérêt. Pour cette raison nous lui accordons la note de 2/5.

 

Loi 8 : Dynamisation par l’augmentation de la contrôlabilité

                C’est un point intéressant du réveil puisque nous connaissons actuellement des réveils avec des boutons poussoirs et il n’est pas invraisemblable d’imaginer un réveil qui utiliserait un nouveau type de contrôle tel un contrôle électrique. En effet la tendance est aux appareils à contrôle par pavé tactile et il serait judicieux de proposer un réveil tactile qui permettrait de régler son réveil dans le noir sans avoir besoin de voir sur quel bouton/partie nous appuyons. Pour cette possibilité de dynamisation de l’appareil, nous donnons la note de 4/5.

 

Loi 9 : Dynamisation par l’ajout d’associations substances-champ

                Les besoins technologiques d’un réveil étant faible, on peut très facilement ajouter de nombreuses fonctionnalités à l’appareil sans nuire à sa taille. On peut donc attribuer de nouvelles fonctions à un réveil sans pour autant perturber ce qu’il est actuellement, on peut imaginer le connecter par exemple à d’autres appareils de la maison pour préparer son petit déjeuner automatiquement lors du réveil de l’utilisateur. Pour cela nous lui donnons la note de 2/5.

 

                IV) Poly-contradictions

 

                La méthode Triz nous propose de poser des contradictions des paramètres de notre analyse multi-écran. Pour se faire, il est avant tout nécessaire d’identifier quels sont les paramètres sur lesquel nous pouvons agir, les PA paramètres d’action et lequels dépendent de l’évolution passé-présent de notre produit, les paramètres d’évolution PE.

                Nous sélectionnons donc nos paramètres d’actions que  nous rentrons dans le logiciel STEPS pour en établir les contradictions. Nous fixons une valeur de poids correspondant à la priorité des changements que nous souhaitons apporter au réveil.

             Nos deux principaux champs d’actions concernent l’alimentation qui était mécanique par le passé puis électrique de nos jours, et la personnalisation de notre réveil c’est-à-dire son design : la forme, la couleur, les sons ou encore ses matériaux de fabrications. Pour ses deux PA nous avons imaginé deux solutions possibles comportant chacune des aspects positifs et négatifs.

                Nous aurions pu poser une quatrième contradiction concernant le mode de communication entre le réveil et les objets de la maison. En effet cet  ajout peut se faire via une communication Wifi, Bluetooth ou encore filaire, sachant que chacune des possibilités apporte son lot d’aspects positifs et négatifs  comme par exemple la rapidité (positif) ou les ondes (négatif sur la santé).

 

                V) Solutions aux contradictions

 

1)      La personnalisation : Robustesse ou Ergonomie ?

                Ici, grâce à Time-To-Innovate, on obtient plusieurs solutions au problème de la personnalisation.

 

a)      Concernant la robustesse

                Ici, le problème est la fragilité d’un écran tactile. Grâce à Time-To-Innovate, nous avons trouvé 2 principes qui, combinés, nous permettent de contourner le dit problème : la qualité locale et la prévention. En effet, l’idée de ces 2 principes aboutirait à une partie de l’objet qui aurait un rôle de coque de protection et qui empêcherait l’écran de prendre des coups en cas de chute, ce qui augmenterait ainsi considérablement la robustesse en conservant une bonne ergonomie. De plus, on pourrait associer à cela, un film protecteur, déjà un must-have dans l’industrie du smartphone. Enfin, ces deux parties du réveil pourraient-être vendues séparément (avec des couleurs et/ou motifs variés pour plus de personnalisation) pour augmenter la valeur ajoutée potentielle de l’objet.

 

b)      Concernant l’ergonomie

Dans ce point, on se soucie du manque de confort et de prise en main de l’appareil. En effet, les boutons sont beaucoup moins intuitifs qu’un clavier tactile. Cependant, grâce à Time-To-Innovate, nous avons pensé à utiliser des LED de couleurs sous les boutons et imposer un code couleur faisant passer des messages bien particuliers. Avec cette solution, on conserve largement la robustesse de l’objet, et on propose une ergonomie simple mais efficace avec les couleurs.

 

2)      La gestion de l’énergie : Economie ou Ergonomie ?

            Ici, grâce à Time-To-Innovate, on obtient plusieurs solutions au problème de la gestion de l’électricité. Il n’y a qu’un principe qui s’applique bien à notre objet, mais il permet de répondre aux deux problèmes, à savoir l’économie d’énergie vs l’ergonomie. En effet, le dilemme est le suivant : soit le réveil consomme peu d’électricité et a, par conséquent, une faible luminosité et donc une apparence peu conviviale et ergonomique ; soit le réveil a une interface plus conviviale, avec plus de luminosité, mais consomme beaucoup d’énergie. Grâce au principe de l’action périodique, ce problème n’en est plus un. En effet, il suffira d’intégrer un système intelligent qui détecte l’utilisation du réveil, ou, tout simplement,  de laisser l’utilisateur paramétrer les plages horaires pendant lesquelles il utilise son réveil. Ensuite, l’objet sera conçu de façon à ce que :

                -lors de l’utilisation « intensive », le réveil ait ses qualités ergonomiques maximales, au dépend de l’économie d’énergie.

                -lors du temps de non-utilisation, le réveil passe en mode veille et ainsi économise un maximum d’énergie.

                Ainsi, grâce au principe d’action périodique, le réveil consommera très peu d’énergie pendant la grande majorité du temps, et en consommera plus lors de ses périodes d’utilisation afin de rendre l’objet plus ergonomique et attractif.

 

Conclusion

 

                On retiendra de ce projet d’innovation que grâce à certains outils interactifs en ligne, nous avons pu améliorer et optimiser un objet de notre quotidien relativement facilement et rapidement. En effet, grâce aux outils fournis, nous avons défini les caractéristiques et les attentes de notre objet innovant (STEPS), puis nous avons résolu les contradictions qui y étaient associées (TRIZ).

                Cependant, ce projet nous aura aussi demandé un certain travail personnel, notamment dans le choix de l’objet à améliorer, dans le choix de ses optimisations mais aussi dans la recherche de ses contradictions.

                Enfin, le fait que ce travail se fasse à quatre nous a permis, à chacun d’entre nous, de (re)faire l’expérience de notre rôles dans un travail d’équipe, à savoir plutôt un rôle de leader ou plus un rôle de suiveur.

 

 

 

Espace Membres

  • over a year ago

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter...

Email: