Projet: antivol

L’antivol

 

Lien du fichier STEPS : http://elearning.ideaslab.fr/student/formation_session/410/projects

 

  1. Introduction

 

Un antivol est un système permettant d'empêcher le vol de certains objets du quotidien, généralement les vélos. Constitué en général d'un cadenas et d'une chaîne, il permet d'attacher le vélo à un élément fixe, encré dans le sol par n'importe quel moyen (poteau, garage à vélo, divers mobiliers urbains... ).

L'histoire de l'antivol commence en 1931 pour les voitures. Son célèbre inventeur, Neiman, nom de la marque d'antivol automobile, deviendra un des inventeurs les plus célèbres du vingtième siècle. L'idée de l'antivol sera sûrement reprise plus tard, mais nous ne disposons pas de la date exacte. De toute manière, il était nécessaire de créer ce système puisqu’en France entre 1999 et 2001, l'état a constaté le vol de plus de 400 000 vélos, ce qui est un chiffre très important. 

Le vélo a, lui, été créé en 1817. Le cadenas datant de l'époque romaine, on peut donc imaginer que le système d'antivol remonte à l'époque de la création du vélo. Les premiers antivols étaient donc souvent constitués d'une chaîne et d'un cadenas, système certes lourd mais peu coûteux. Des systèmes plus sophistiqués comme les antivols à codes ou encore les antivols totalement rigide en U sont venus renforcer la fonction principale de l'antivol, empêcher le vol des vélos. 

 

 

II) Pourquoi et comment innover ?

 

  • État de l’art 

 

Avant de nous appliquer à la recherche d’innovation pour l’antivol, nous allons nous intéresser à ce qui est actuellement disponible sur le marché pour ce produit. L’image suivante présente les 6 types d’antivols que nous pouvons trouver actuellement :

Antivols disponibles sur le marché

  • L’antivol 1) est un câble dit « serpent », constitué de fils d’acier tressés entourés d’une gaine de protection en plastique. Bien qu’il soit très bon marché (moins de 20€), il est très fragile au niveau de la serrure et le cable peut se sectionner très facilement à l’aide d’outils de petites dimensions.

 

  • L’antivol 2) est un câble avec armature (dit « boa »). Le principe est le même que l’antivol précédent, sauf que l’ensemble est recouvert d'armature en acier articulée rendant le câble plus difficile à sectionner.

 

  • Le troisième antivol est une chaîne composée de maillons épais et recouverte par un tissu anti-rouille. Le tout se ferme grâce à un cadenas. Sa résistance dépend du diamètre des maillons et de leur matière.

 

  • L’antivol 4) est un antivol articulé, constitué de bras d’acier aplatis articulés entre eux à la manière d'un mètre pliant permettant de former une boucle. Ils sont plus résistants que les câbles précédents mais leur section plate est plus facile à sectionner qu’une section circulaire.

 

  • L’antivol 5) est un antivol de cadre en fer à cheval ou antivol hollandais. Le dispositif est fixé au cadre et permet de verrouiller la roue arrière grâce à une barre d’acier qui passe entre ses rayons. Cet antivol est très solide et son effraction entraîne des dommages irrémédiables au cadre. De plus il est très pratique, car rapide à mettre à place. 

 

  • Le dernier est un antivol en U, constitué d’une barre en acier courbée en forme de U et verrouillée à ses deux extrémités par un bloc serrure. Malgré son poids un peu plus important que pour les autres types d’antivols et sa légère difficulté à mettre en place, cet antivol constitue la meilleure protection contre le vol du fait de sa forte résistance.

 

Il existe donc différents types d'antivols plus ou moins flexibles, plus ou moins longs et plus ou moins résistants. Certains s'ouvrent grâce à des clés, d'autres grâce à des codes à chiffres. A l'heure actuelle, l'antivol le plus efficace est l'antivol en U (numéro 6) mais il n'est pas très maniable du fait de sa rigidité et il est parfois un peu lourd (1kg). Le projet consiste donc à améliorer un antivol de vélo dans le but de le rendre efficace, léger et moins encombrant que ce que l'on peut trouver sur le marché de nos jours. Pour cela, nous allons appliquer la méthode TRIZ.

 

Nous nous sommes rendu compte que la technologie employée pour l’antivol faisait varier de nombreux paramètres, notamment sa maniabilité ( facilité à le manipuler, à attacher le vélo sur différentes surfaces ), puis sa résistance. La résistance de l’antivol varie directement en fonction du matériau utilisé, de l'épaisseur de l’antivol, et enfin de la structure de l’antivol en lui même ( maillon, plusieurs câbles tressés entre eux, un seul câble très épais, barre rigide, etc…) 

Nous avons donc limité le domaine d’étude à des antivols de vélo de type 1 et 2 ( voir la photo ).

  • La méthode TRIZ 

 

La méthode TRIZ (Théorie de Résolution des Problèmes Inventifs) a été élaborée en 1946 par l’ingénieur Genrich Altshuller. Il s’agit de procédures à suivre afin d’innover sur un produit déjà existant. Les étapes de la méthode sont les suivantes :

  • Analyse du problème (notamment grâce à des graphes)
  • Analyse du produit et de sa situation initiale
  • Analyse multi-écrans permettant de visualiser ce qui a existé, ce qui existe et ce qui est à améliorer
  • Séparation des contradictions physique
  • Résolution des contradiction grâce aux matrices
  • Énonciation des concepts de solutions 

 

III) Phase d’analyse

 

  • Intégralité des parties

 

Pour réaliser ce projet, nous avons utilisé le logiciel STEPS. Celui-ci nous a permis de tracer facilement plusieurs diagrammes, notamment celui représentant l’intégralité des parties. Ce diagramme est important car il nous permet de donner la FPU (Fonction Principale Utile) de l’objet, qui dans notre cas est évidente mais peut s’avérer plus difficile à déterminer pour des systèmes plus complexes.

 

 

Comme on peut voir sur l’intégralité des parties ci-dessus, il apparaît que l’Homme agit sur le système de verrouillage par l’intermédiaire de sa main pour verrouiller l’antivol. Les contrôles qu’il effectue sont alors visuels, sonores et manuels. La force physique de l’utilisateur permet de changer l’état du vélo de libre à attaché grâce à l’antivol.

 

 

  • Analyse multi-écrans

 

Nous avons ensuite procédé à une analyse multi-écran, permettant de synthétiser l’évolution qu’a connu notre système ainsi que celle que nous comptons lui apporter. On peut facilement lire l’évolution de micro-système à super-système du produit en fonction du temps : 

 

 

On observe sur le multi screen que les critères qui ont régressé au passage de t-1  (passé) à t (présent) sont le coût, le poids et la maniabilité. On voit alors que ces critères sont surlignés en vert au passage de t à t+1 (futur), ce qui nous indique qu’ils sont à améliorer.

  • Lois d’évolution

 

Enfin le logiciel nous a permis de tracer le diagramme des lois d’évolution de façon synthétique :

 

  • Intégralité des parties : 3/5

La loi d'intégralité des parties repose sur l'analyse systémique de l'objet d'étude et sur les parties qui jouent un rôle dans l'accomplissement de la FPU (Fonction Principale Utile). Dans le cas d'un système abouti, chaque partie (Moteur, Transmission, Travail et Contrôle) est présente et réalise ce pour quoi elle est conçue.

La fonction de travail est accomplie par le système de verrouillage de l’antivol, l’utilisateur en revanche est à la fois l’élément moteur et l’élément de transmission puisqu’il fournit l’énergie nécessaire pour verrouiller l’antivol par le biais de sa main. La fonction contrôle étant assurée par des indicateurs sonores (on entend le verrouillage du mécanisme), visuels (on voit l’antivol fermé) , et sensitifs (en tirant sur l’antivol il ne s’ouvre pas). 

De ce fait, l’accomplissement de la FPU se fait via l’antivol mais l’homme devra quand même vérifier que le vélo est bien attaché. On lui attribuera alors la note de 3/5. 

 

  • Conductibilité énergétique : 4/5

Une condition nécessaire au fonctionnement d’un système est la circulation libre et efficace de l’énergie au travers de ses parties. Par conséquent, l’énergie doit être transférée fidèlement et sans perte du moteur via la transmission aux organes de travail et de commande. 

Dans notre cas, nous estimons que le verrouillage mécanique de l’antivol se fait facilement par l’utilisateur, et qu’il n’est pas forcément nécessaire d’investir énormément d’énergie afin d’accomplir la FPU. La seule dépense énergétique serait le fait de devoir porter l’antivol, son poids étant parfois important il faudrait alors prendre cet aspect en compte. 

Un antivol fonctionnant avec un système d’aimant pourrait réduire l’énergie nécessaire à l’accomplissement de la FPU, afin de réduire l’énergie dépensée par l’utilisateur.

 

  • Harmonisation : 4/5

La loi d’harmonisation s’apparente à la coordination de toutes les parties du système en partant de l’élément moteur vers l’élément de travail afin de réaliser au mieux la FPU. 

Dans notre cas, le verrouillage de l’antivol et son installation reste assez simple. Le verrouillage se fait immédiatement lorsque l’on emboite la barre en acier dans le système de blocage.

On pourrait également rajouter un élément de contrôle visuel qui consisterait à allumer une LED lorsque l’antivol est verrouillé afin de vérifier que la FPU est bien accomplie. Cependant, peu d’améliorations sont à prévoir concernant l’harmonisation de l’antivol, qui apporteraient une réelle innovation sur la réalisation de la FPU.

 

  • Idéalité : 2/5

Un système technique idéal est un système dont le poids, le volume et la surface cherchent à se réduire au maximum (voire à disparaître) sans toutefois diminuer sa capacité à accomplir la FPU. Autrement dit, un système technique idéal est un système « qui n’existe pas » mais qui continue d’assumer les fonctions qui lui sont propres. 

Dans notre cas les performances fonctionnelles seront maximales lorsque tout vol de vélo pourra être empêché grâce à un antivol. Cependant il est impossible de dématérialiser l’antivol tout en permettant d’assurer la FPU, puisque l’antivol a pour rôle de gêner ou d’empêcher le vol en attachant le vélo à un support adapté.

L’antivol a une masse importante, un volume et une surface corrects, mais il est impossible de le dématérialiser. 

 

  • Développement inégal : 5/5

Le développement inégal concerne les différentes parties du système, l’objectif étant de les comparer les uns aux autres afin d’observer si l’un des constituants est en retard ou en avance d’un point de vu technique sur les autres composants du système.

Après avoir étudié l’antivol, on peut constater qu’il est constitué de deux parties toutes deux faites d’acier : un bloc serrure et une barre en acier recourbée en forme de U. L’acier est un matériau tout à fait intéressant dans le rapport qualité/prix puisqu’il est très rigide et difficile à sectionner, c’est pour cela qu’il est souvent utilisés pour de nombreuses applications.

Nous estimons donc que tous les composants de l’antivol sont au même stade de développement technologique (même matériau) et qu’aucun d’entre eux n’est considéré comme défaillant ou en contradiction avec le reste du système. 

 

  • Transition au super-système : 2/5

Un système ayant épuisé toutes ses possibilités de développement peut fusionner avec un super-système en tant qu’une de ses composantes. Le super-système assurerait alors la FPU de l'objet avec lequel il a "fusionné", et dans notre cas le super-système serait autosuffisant en dissuasion au vol, n’ayant plus besoin d’un antivol. 

Par exemple, l’antivol pourrait être intégré directement au vélo, ce qui permettrait de dissuader encore plus de vol. L’antivol pourrait être aussi intégré au support d’un parking à vélo, ce qui rendrait l’antivol plus efficace en dissuasion. Dans l’état actuel l’antivol n’est pas intégré au super-système. On peut donc envisager de l’intégrer. Il existe déjà une solution d’antivol intégré au support, comme les « Velib’ » qui viennent s’accrocher à des bornes.  

 

  • Transition vers le micro-niveau : 1/5

La loi de transition du macro-niveau vers le micro-niveau repose sur le fait qu’un système va évoluer d’un état solide, où l’objet a une structure et une forme fixe, vers un état plasma (en passant par les phases gel, liquide, gazeux puis plasma). Si l’on applique ce principe d’évolution à l’antivol, cela reviendrait à rendre l’antivol moins efficace, sauf si l’antivol à l’état de plasma aurait une capacité à accomplir la FPU, ce qui est impossible en l’état actuel de la science. 

 

  • Dynamisation : 3/5  

La loi de dynamisation concerne l’étude de la flexibilité de l’objet au besoin de l’utilisateur, tout en restant contrôlable. Dans cette loi on privilégie les structures souples qui permettent d’augmenter la flexibilité de l’objet en lui donnant plus de liberté de mouvement. Toute amélioration respectant cette loi permet d’améliorer le dynamisme de l’objet.

Nous considérons que suivant la technologie d’antivol utilisée (antivol boa, antivol en chaîne, antivol en U), la flexibilité de l’antivol va varier. Puisque nous nous sommes limités à la technologie boa nous étudierons uniquement sa flexibilité. Donc dans ce cas, l’antivol boa est flexible, mais parfois très flexible au détriment de sa résistance, ce qui en fait un antivol fragile. Des améliorations sont donc possibles concernant la rigidité et flexibilité de l’antivol en utilisant d’autres matériaux le constituant.   

 

  • Accroissement substance-champ : 2/5

La loi d'accroissement substance champs revient à la simplification par fusion de deux systèmes techniques améliorant, chacun à leur manière, la FPU de l'objet initial. Cette évolution ne se fera qu’à la condition que l’idéalité de l’objet progresse, c’est à dire si la nouvelle fonctionnalité apporte une amélioration qui justifie réellement les coûts supplémentaires requis par sa mise en place.

Concernant l’antivol, l’ajout d’un autre système améliorant la sécurité de l’antivol permettrait d'accroître l’efficacité de l’appareil. Nous pouvons donc imaginer de coupler l’antivol avec un autre appareil afin d’augmenter la sécurité de l’appareil. 

Nous pouvons imaginer de coupler l’appareil à une alarme sonore, ce qui permettrait d’augmenter la FPU de l’antivol, et d’améliorer la capacité de dissuasion. Nous pouvons aussi connecter l’antivol à internet ce qui permettrait de notifier l’utilisateur de l’antivol de l’état de celui-ci.   

 

  • Paramètres et poly-contradictions

 

Pour étudier les poly-contradictions nous avons sélectionné 4 paramètres d’action (AP) :  le système de verrouillage qui agit sur la serrure de l’antivol, les structures adaptées c’est à dire le mobilier urbain, l’épaisseur du corps de l’antivol et pour finir le matériau utilisé pour celui-ci. Nous avons ensuite étudié les deux solutions pour chaque paramètre d’action en disant si les paramètres d’évaluation (EP) que nous avons choisis sont améliorés ou dégradés. Pour étudier les poly-contradictions, nous avons attribué des poids aux paramètres d’évaluation, à savoir :

Maniabilité : 7/10 ; Dissuasion : 8/10 ; Résistance (capacité à résister au sectionnement) : 10/10 ; Poids : 6/10 ; Sûreté (du système de verrouillage) : 10/10 ; Coût : 5/10. En effet nous avons considéré que le paramètres les plus importants sont la sûreté et la résistance car ils constituent les principales fonctions de l’antivol, alors que le coût apparaît comme moins important et ne doit pas être un frein à l’innovation. Les AP ont tous la note arbitraire de 1. 

Si on prend le cas du système de verrouillage, les deux solutions envisagées sont clé/code ou empreinte digitale. Sur la figure on observe que si l’on choisit la solution de l’empreinte digitale, la sûreté et la dissuasion seront augmentées au détriment du coût. Mais comme les EP dissuasion et sûreté ont un poids supérieur à l’EP coût, la solution à privilégier est l’empreinte digitale avec une note de 18 par rapport à 5 pour la clé.  

On conclut des 3 autres poly-contradictions que l’épaisseur ne doit pas être trop élevée si l’on considère que la maniabilité est un des trois paramètres importants de l’antivol. C’est pourquoi son rapport est de 18/18 : en choisissant une épaisseur standard raisonnable, on augmentera la maniabilité du système. Nous tirons les mêmes conclusions en ce qui concerne le matériau. Finalement, il serait plus intéressant d’avoir des bornes qu’un mobilier urbain basique au niveau des 3 paramètres les plus importants de l’antivol (dissuasion, sûreté et maniabilité). En revanche, le coût de la mise en place de ces bornes serait très élevé.

 

IV) Phase de résolution

 

  • Contradictions proposées

Grâce à nos matrices de poly-contradictions, nous avons construit la matrice de contradictions suivante :

 

Cette matrice nous donne entre autres les 3 principes d’innovation prioritaire pour notre projet, à savoir :

  • Changement des paramètres physiques et chimiques (11,03%), c’est à dire modifier l’état de l’objet, sa concentration ou sa consistence, sa flexibilité ou bien sa température ou celle de son environnement. Ce principe est en effet le plus important pour nous car nous souhaitons rendre l’antivol plus résistant, plus sûr et plus maniable, ce qui nécessite de modifier sa structure.
  • Action préliminaire (6,97%), soit réaliser un changement requis plus tard, entièrement ou partiellement, avant qu’il ne soit nécessaire, ou pré positionner les objets pour qu’ils entrent en action efficacement et sans perte de temps. Ce principe est en effet important pour notre innovation car nous devons prévoir les possibles infractions qui pourraient être effectuées sur notre antivol. Nous devons donc assurer d’une part que le corps de l’antivol sera assez résistant et sa serrure assez sûre et d’autre part qu’en cas d’infraction, l’antivol réagira en prévenant l’utilisateur via une notification ou bien par un avertisseur sonore.
  • Segmentation (6,32%), c’est à dire diviser un objet en parties indépendantes, réaliser un objet démontable (faciliter le démontage), ou accroître le degré de segmentation (fragmentation). Ce principe est bien prioritaire car nous devons bien diviser l’antivol en plusieurs parties pour qu’il puisse être verrouillé et déverrouillé autant que possible et très facilement pour faciliter l’utilisation.

 

C’est sur ces 3 principes que nous nous sommes appuyés pour réfléchir aux possibles solutions.

 

  • Concepts de résolution

 

Nous avons donc 3 concepts de résolution.  

 

Cette matrice propose donc de perfectionner l’antivol de manière à améliorer le système de verrouillage en prenant en compte les deux paramètres d'évaluation qui sont le coût et la dissuasion. Le mode de verrouillage /déverrouillage pourrait être fait soit à l’aide d’une clé ou d’un code, soit par l’intermédiaire de l’empreinte digitale de l’utilisateur. Ce dernier coûterait davantage du fait de sa complexité. Nous avons choisi des paramètres de conception parmi les 39 proposés, qui selon nous pourraient avoir un impact sur chaque paramètre d'évaluation. 

 

  • Coût :

- Précision de fabrication : le temps nécessaire à la fabrication est directement lié au coût (le temps c'est de l'argent). Plus la fabrication du système de verrouillage demande la méticulosité, plus le temps passé sur le système sera important et plus le coût sera élevé.

- Complexité du système : plus le système sera complexe et élaboré, plus sa conception sera coûteuse. De plus, les différents composants et les mécanismes du système ont un impact direct sur le coût.

 

  • Dissuasion :

- Complexité du système : plus le système de verrouillage apparaît complexe, moins les potentiels voleurs s'engageront dans une tentative de vol. Ainsi, l'antivol gagne en dissuasion.

- Efficacité : ici l'augmentation de l'efficacité démotive fortement les personnes mal intentionnées.

- Force : plus l'antivol paraît solide, plus il dissuade toute personne de le sectionner.

 

 

Solution: 

A la suite de l'analyse, nous avons décidé de privilégier le paramètre de dissuasion par rapport au paramètre de coût, car la dissuasion reste l'une des fonctions principales de l'antivol de vélo. Il apparaît que le système de verrouillage/déverrouillage par système de reconnaissance digitale est bien plus sûr et dissuasif qu'un simple systèmes à code ou une simple serrure. Cette solution permet de supprimer les oublis/pertes de code/clé. 

 

En conclusion, on estime que cette solution est une innovation de niveau 3.

 

 

Notre seconde matrice (TC2.2) propose cette fois-ci de perfectionner le moyen d’accrochage de l'antivol. Nous entendons par ici que nous voulons révolutionner le système d'accroche. L'antivol pourrait être soit intégré à un système de bornes type Velib, soit directement à accrocher sur le mobilier urbain. Nous avons donc choisi différents paramètres de conception parmi les paramètres mis à disposition par la méthode Triz ; nous interpréteront donc chaque paramètre. 

Les paramètres d'ingénierie de notre deuxième matrice reprennent les mêmes composantes que ceux de la première. La contradiction est basée encore une fois entre le coût et la dissuasion. 

 

  • Coût :

– Complexité du système : L'antivol est en soi un objet coûteux pour les technologies les plus élaborées. Les mécanismes et composants du système entraînent une augmentation du coût de fabrication de l'objet.
– Précision de fabrication : étant donné que l'on souhaite un objet de qualité, fiable, et bien fini, le coût augmentera proportionnellement avec l'importance donnée à ces paramètres. 

– Extension de l'automatisme : il nous semble important d'apporter de l'autonomie au système, il faut donc intégrer une dimension mécanique et électronique au système ce qui engendra des coûts supplémentaires. 

 

  • Dissuasion : 

- Complexité du système : plus le système de verrouillage apparaît complexe, moins les potentiels voleurs s'engageront dans une tentative de vol. Ainsi, l'antivol gagne en dissuasion. 

- Force : plus l'antivol paraît solide et grand, plus le voleur sera dissuadé de voler le vélo. 

- Fiabilité : un système fiable est la base de toute évolution, encore plus quand il s'agit de protection d'un objet contre le vol.

 

 

 

Solution :

À la suite de notre analyse, nous pouvons voir que certaines solutions se dégagent. Il faudrait donc, pour améliorer le système, partir sur l'installation de bornes qui permettent de garer son vélo en toute sécurité. Un système de pince qui, au niveau de l'axe de la roue reliée à la fourche, viendrait serrer fort le vélo. Ainsi, on empêche le voleur de voler la roue avant et le cadre du vélo, ce qui assure en grande partie le rôle de l'antivol. On maximise donc la dissuasion dans ce cas là, mais, pour éviter une augmentation trop importante du coût, nous avons opté pour une finition de borne sobre en aluminium recyclable, utilisant le système de verrouillage étudié au point précédent. Nous avons cherché un design simple de fabrication (aucune pièce complexe à créer) pour pouvoir utiliser un système électronique plus élaboré tout en restant à un prix abordable pour les acheteurs potentiels de ce système (collectivité, entreprise, etc...). L'utilisateur serait donc un simple loueur de la borne, ce qui lui éviterait un achat sur le long terme (surtout pour les cyclistes occasionnels), et ce qui lui éviterait aussi de transporter l'antivol où il compte pédaler (même si cela reste un point négatif de la solution, puisqu'il ne pourrait pas se « garer » à des endroits où les bornes ne sont pas présentes).

 

 

La dernière matrice (TC4.4) nous donne une contradiction différentes des deux autres, puisque nous devons maintenant jouer sur le matériau utilisé dans notre antivol. En effet, le matériau va jouer sur la résistance, le poids, le coût et la dissuasion du vol. Tous ces paramètres sont importants à étudier, nous allons donc comparer la dissuasion et le coût de différents matériaux. 

  • Coût :

– Poids: la quantité de matière des différents matériaux constituant l'antivol influe directement sur son coût.
– Facilité de fabrication : selon les matériaux, la fabrication de l'antivol sera plus ou moins difficile. Cette difficulté apportera donc une augmentation des coûts de fabrication.   

  • Dissuasion : 

– Force : Dans le cas où un voleur déciderait de passer à l'acte, un matériau résistant mettra plus de temps à céder qu'un matériau peu résistant.
– Fiabilité : un matériau fiable rendra l'antivol plus fiable et ainsi dissuadera les voleurs de le casser. Suivant l'aspect extérieur de l'antivol (on peut voir de quel matériau il est composé), le voleur sera plus ou moins dissuadé de le casser.

 

 

Solution :

Puisque la résolution du problème nous propose un changement des paramètres physiques (changement de matière ou changement d'état de la matière), nous avons donc choisi de ne pas répondre à la contradiction proposée mais d'innover sur la matière et son état. Nous n'utilisons plus des matières conventionnelles que l'on retrouve sur tous les antivols disponibles sur le marché. Nous préférons introduire un nouveau concept, le champ de force électromagnétique (cf vaisseaux spatiaux dans la science fiction). Le champ de force agirait comme un bouclier, il ne serait pas traversable, ainsi, le vélo serait protégé en intégralité dans ce champ de force. Ce dernier aurait une résistance très importante et une fiabilité incomparable. Ce projet, restant une idée farfelue, serait réalisable uniquement si la science et l'industrie étaient capable de produire un tel système. 

En conclusion, nous pouvons dire que c'est une innovation de niveau 5 puisqu'il nécessite non seulement de la recherche mais aussi de la créativité pour construire un système fiable et non dangereux. 

 

 

En ce qui concerne le développement durable (qui relie les paliers économique, sociale et environnementale), il apparaît que nos projets remplissent 2 des 3 paliers. En effet, nos projet sont économiques car ils seront conçus avec des matériaux résistants et de bonne qualité, ce qui implique une efficacité sur le long terme et surtout une baisse des vols de vélo, c'est donc un très bon point économique pour le consommateur. D'autres part, nos projets ont un coté social car ils sont rassurants pour les consommateurs, par leurs grandes sûretés ils permettent aux cyclistes d’être sereins lorsqu'ils quittent leur vélo. Néanmoins, nos projets n'entrent pas dans un aspect écologique, les matériaux utilisés pour leur s fabrications pouvant être polluants (cables, capteur digitale, pile, borne..). L'association des paliers économique et sociale rend nos projets « équitables ». 

 

V) Conclusion

 

Ce projet INNOV’INSA nous a permis de nous insérer dans le domaine de l'innovation par l'intermédiaire de la méthode TRIZ. Pour cette première approche de l'innovation, nous nous sommes concentrés sur l'amélioration d'un antivol de vélo.
Nous avons suivi plusieurs étapes prenant en compte de nombreux paramètres d'action et d'évaluation, ainsi que des paramètres de conception. Ces derniers nous ont permis d'aboutir a des solutions innovantes répondant aux problèmes et aux failles liés à l'antivol. En effet, nous avons abouti à trois solutions différentes les unes des autres, plus ou moins réalisables en fonction du coût et des technologies utilisées. 
Finalement, nous considérons que la solution de l'antivol à système de reconnaissance digitale est celle qui répond le plus à nos attentes.
Néanmoins, nous avons pu rencontrer quelques difficultés au cours de ce projet concernant la partie analyse du produit déjà existant puisque l'antivol existe sous de très nombreuses formes, il était donc difficile pour nous de toutes les comparer. 

 
 
 
 

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