Projet: panier à roulette

Panier à roulettes

 

Lien vers STEPS: http://steps.ideaslab.fr/user#/project     

 

      Introduction

 

       

        Au cours de ce semestre, nous avons pu assister au cours innov’INSA. Dans le cadre de ce cours nous avons découvert la méthode Triz, que nous allons donc appliquer à un produit.

        Notre groupe est composé de Kini Lamiaa, Lecouvey Laure, Pouvreau Pauline, ainsi que Roussel Cyril. Initialement notre choix s’est porté sur le sujet du caddie. En effet, nous avions de nombreuses idées d’innovations que nous pouvions apporter à ce produit. Cependant, ce projet étant déjà choisi, nous nous sommes finalement tournés vers le panier à roulettes qui reste dans un thème similaire. Nous avons décidé de nommer notre compagnie « Roule ma poule ». Le panier à roulettes est de plus, un objet du quotidien intéressant à étudier grâce aux innovations déjà apportées et aux améliorations que l’on peut encore faire.

        Au cours de ce projet nous allons aborder l’histoire ainsi que l’état de l’art du panier à roulettes. Ensuite nous expliquerons la méthode Triz, en détaillant principalement les lois d’évolution des systèmes dont nous nous serviront plus tard dans l’analyse de notre produit. Nous séparerons l’analyse en plusieurs points importants. Nous étudierons tout d’abord l’intégralité des parties. Ensuite nous verrons l’analyse multi-écrans avec laquelle nous confronterons le passé du produit avec son présent. Cette étape va nous permettre de voir quels points seront intéressants à faire évoluer pour le futur de notre produit. Suite à cela, nous appliquerons les lois d’évolution au panier à roulettes, puis nous étudierons les paramètres et poly contradiction. Enfin, nous passerons à la phase de résolution.

 
 

 

        Histoire

 

 

Le Panier à roulettes succède au panier classique que l’on porte à la main. Un panier est un objet composé d’une corbeille et d’une anse pour le porter à bout de bras. Il permet de transporter divers contenus notamment des achats lorsque l’on va faire des courses ou encore pour transporter des aliments pour un pique-nique. Le mot panier est dérivé du mot latin « panarium » qui signifie « corbeille à pain ». Il est attesté depuis 1135.

panier en osier.jpg

 

A l’origine, les paniers étaient faits de tiges d’osier tressées ou encore de jonc, châtaignier, fibres de palmier etc. Puis les paniers ont été fabriqués avec des matériaux non naturels tels que du fil de fer ou du plastique.

 


panier en plastique.jpg

 

 

Les paniers à roulettes sont ensuite arrivés sur le marché, permettant de transporter plus de contenus sans devoir en supporter le poids. Les roues permettent de ne plus porter le panier mais de le tirer afin qu’il roule sur le sol. Ainsi on peut transporter beaucoup plus de choses. Le panier à roulettes est composé d’une armature en métal (le plus souvent), d’une poignée, d’un cabas en tissus relativement rigide et de roues. Le panier à roulettes présente aussi l’avantage de pouvoir y ranger son porte-monnaie ou encore ses clés grâce à une pochette souvent ajoutée sur le cabas et qui ferme avec une fermeture éclair par exemple. Certains paniers sont à deux roues et d’autres présentent un système à 6 roues permettant de franchir beaucoup plus facilement des obstacles tels que des cailloux ou des trottoirs.

caddie à 3 roues.jpg

 

 




         Etat de l'art
 

 

Cabas

Pour le cabas en lui-même les matériaux utilisés sont :

- Polyester

- Tissu divers (satin ...)

Il peut être rigide ou non, c’est à dire renforcé par un élément structurel ou non.

cabas_rigide.jpgcabas_flexible.jpg

Il peut se fermer par velcro (dans ce cas, le rabat et le haut du cabas sont munis de velcro mâle et femelle), par un nœud avec un lacet en tissu, ou encore par un bouton.

 

Structure

Eléments de structure en métal léger (tube d’aluminium), souvent pliable pour ranger le cabas a roulette plus simplement et prendre le moins de place possible.

 

Poignée

Souvent une poignée liée à la structure, c’est-à-dire un prolongement de celle-ci. Donc une poignée en métal (Aluminium). Parfois une poignée en plastique est utilisée. Le bras est alors fixé sur la structure pour maintenir la poignée. De plus, ces bras sont souvent télescopiques pour pouvoir les « ranger » et ainsi économiser de la place

 

Roues

On retrouve des roues de différentes tailles et de différentes formes.

De plus en plus, les paniers sont équipés de 3 paires de roues pour une meilleure stabilité dans les chemins inégaux, ou pour monter des escaliers.

 

cabas3roues.jpg

 




        La méthode TRIZ

 

 

La Triz est une méthode d'innovation qui est destinée à résoudre des problèmes innovants.

 

C'est une théorie élaborée et énoncée par Genrich Allshuller. Les recherches d'Allshuller ont pour but de déterminer “la mécanique de la création”, trouver une approche scientifique à ce qui se passe dans la tête des inventeurs lors de la résolution d'un problème.

 

C'est une théorie qui stipule que les systèmes techniques sont assujettis à des lois régissant leur évolutions. Ces lois suggèrent une procédure à suivre pour innover en matière de technologies comme par exemple en utilisant des solutions qui touchent à d'autres domaines et qui n'ont pas encore été appliquées au problème de l'étude.

 

En ce qui concerne cette méthode, on retrouve deux axiomes. Le premier concerne l’évolution des systèmes techniques, cette évolution est régie par des lois objectives. Pour le deuxième axiome, toute situation problématique peut-être traduite sous forme de contradiction, sous la forme élémentaire.

 

Dans la méthode de TRIZ, on retrouve 5 niveaux d’inventivité: la solution apparente N1, l’amélioration mineure N2, l’amélioration majeure N3, le nouveau concept N4 et la découverte N5. Le premier niveau ne résout pas la contradiction alors que les 4 autres niveaux le font en trouvant une solution éloignée du domaine d’origine.

 

 

Au sein de la méthode TRIZ, on retrouve 9 lois d’évolution des systèmes techniques. Elles sont utilisées pour conduire de façon rigoureuse le développement d'un système tout au long de son évolution technique. Donc L’utilisation de TRIZ entraîne une réflexion préalable sur l'évolution des systèmes techniques.

 

Loi 1 : Intégralité des parties d’un système technique

Un système technique est composé de 4 parties :

— une entité motrice

— une entité de transmission

— une entité de travail

— une entité de contrôle

Donc dans la loi d'intégralité des parties, on retrouve ces 4 constituants essentiels qui assurent le rôle qui leur est dévolu dans sa structure. Cela permet la réalisation de la Fonction Principale Utile.

 

Loi 2 : Conductivité énergétique

Cette loi indique la nécessité de la détection des pertes d’énergies, si il y a des pertes d’énergie dans le système alors il faut détecter les causes de ces pertes et de les supprimer.

Aucun des constituants ne bloque le passage de l'énergie pour assurer la FPU.

 

Loi 3: Harmonisation

Un système technique ne fonctionne que si toutes ses parties agissent dans une parfaite synchronisation où les fréquences et les périodicités de leurs actions s'enchaînent harmonieusement.

Afin de maximiser la FPU, il faut que la concordance entre deux constituants soit optimisée.

 

Loi 4 : Idéalité

Un système technique ne peut survivre que si son idéalité augmente, c’est l’utilisateur qui perçoit cette idéalité. Un système technique idéal est un système dont le poids, le volume, la surface et le coût tendent à atteindre zéro et dont la capacité de travail et les fonctionnalités restent toujours identiques.

 

Loi 5 : Développement inégal

Les parties d’un système n’évoluent pas forcément en même temps ni dans la même proportion. Dans cette loi on essaye de repérer l’élément déficient et la priorité devient de l’améliorer.

 

Loi 6 : Transition au super système

Quand un système atteint son degré de développement le plus élevé (lorsqu’un système a atteint ses limites d’évolution), il n’y a plus de possibilité d’évolution, à ce moment la, il devient une partie d’un super système. Le développement peut alors continuer dans celui ci. Donc grâce au super système, l’évolution de la FPU peut continuer.

 

Loi 7 : Transition vers le micro niveau

Cette loi décline les étapes successives de l’évolution, au début on est au macro niveau, cela évolue ensuite au microsystème. Dans ce cas là, le système change, il va fonctionner au micro niveau, c’est les particules infiniment petites comme les molécules, atomes, etc. qui vont alors effectuer le travail.

 

Loi 8 : Dynamisation

On imagine que le système va se dynamiser au fil des années, il gagne alors en flexibilité par des étapes intermédiaires. Cette dynamisation peut être conçue avec un monobloc, un pivots, plusieurs pivots et flexible.

 

Loi 9: Accroissement substances-champ

Afin d'accroître la performance de la FPU, l’évolution de la structure du système technique passe par l’introduction d’un ou plusieurs sous-ensembles “substance-champ”.

Ces lois peuvent être rassemblées dans un diagramme en étoile, chose que nous avons faite sur STEPS concernant notre produit innovant.

 

Altshuller a traité de plus le sujet des contradictions. Une contradiction est l’étape majeure dans la démarche de toute recherche de la résolution d’un problème.

On trouve trois types de contradictions: administratives, techniques et physiques.

 

-Contradictions administratives: Dans une situation où l’on a un problème, parfois nous avons des idées mais aucune direction vers laquelle chercher. Cela s’appelle une contradiction administrative. La solution serait de faire un brainstorming qui va permettre de chercher dans de multiple directions.

 

-Contradictions techniques: La situation dans ce cas là n’est pas clarifiée, c’est une situation problématique où l’amélioration d’une fonction à la décadence inacceptable d’une autre fonction.

De plus l’outil de résolution est la matrice de résolution.

 

-Contradictions physiques: Quand deux paramètres appartiennent à un même système et s’opposent l’un à l’autre. Les principes de séparation peuvent être une solution de résolution de cette contradiction.



 

     Phase d'analyse de notre produit
 

 

        Dans cette partie, nous ferons l’analyse de notre produit, le panier à roulettes. Pour cela, nous verrons l’intégralité des parties, ensuite nous étudierons l’analyse multi-écrans ainsi que les lois d’évolution, puis nous finirons par nous intéresser aux paramètres et poly contradictions du produit.

 

 

      Intégralités des parties

 

 

Pour avoir un système viable, la loi d’intégralité des parties permet de définir les conditions nécessaires et suffisantes à l’apparition de ce système.

 

 

téléchargement.png



 

En ce qui concerne l’intégralité des parties, le système doit être complet. Ce système doit être composée d’un élément moteur, qui a pour rôle de recevoir l’énergie extérieure au système, d’un organe de transmission, qui transmet l’énergie du moteur au travail, d’un organe de travail (au contact de l’objet) et d’un organe de contrôle, permettant d’assurer la coordination des parties. Pour que le système soit opérationnel, il faut que chaque fonction atteigne une performance suffisante. Cela permet la réalisation de la Fonction Principale Utile (FPU).

 

Pour cette loi, nous nous sommes demandés si l’ensemble des éléments sont présents. Dans le cas du panier à roulette, nous retrouvons donc bien chacun de ces éléments.

 

-Moteur = Homme

-Transmission = La main

-Travail  = Roues

-Contrôle = Visuel

 

photo3.png

 

Dans le cas de notre projet, nous nous sommes interrogés sur chaque élément mais aussi la satisfaction du rôle qu’il représente pour ce système. Donc, dans notre cas, le moteur et le contrôle sont le même élément, en effet l’utilisateur tient ces deux rôles. Il faudrait donc avoir un contrôle qui ne dépende pas de l’utilisateur et qui est automatique.

 

 

 

      Analyse multi-écrans

 

 

        L’analyse multi-écrans nous permet de mettre en image l’évolution du produit au cours du temps. En effet, l’analyse se sépare à deux niveaux, le premier étant le niveau temporel, le second le niveau du système. Pour être plus précis, cela signifie que pour le niveau temporel, nous allons regarder le passé et le présent du produit, tout en imaginant des améliorations futures. Au niveau du système, nous aurons le « super-système», qui correspond à ce sur quoi agit le produit ou inversement. Nous trouverons ensuite le « système » lui-même, qui correspond à une description simple du produit. Puis nous aurons le « sous-système » qui correspond aux composants du produit, ainsi qu’à tout ce dont il nécessite pour fonctionner. Nous ajouterons ensuite des paramètres qui nous aideront à voir les différentes améliorations ou détériorations faites au cours de l’évolution du produit. Ces dernières nous permettront de nous focaliser sur des points précis d’amélioration pour le produit futurs.

 

        Dans notre cas nous avons donc notre panier à roulettes. Nous avons commencé l’analyse multi-écrans en commençant par le passé du produit. Pour cela nous avons choisi le panier en osier. En effet, le panier en osier est l’ancêtre du panier à roulettes, ils ont la même fonction de base qui est de transporter des courses du supermarché, marché ou autres jusqu’au domicile de l’utilisateur. Ensuite nous avons mis en place le présent du produit, puis nous avons pu comparer les deux et y ajouter les améliorations-détériorations.

multiEcran.png

 

  • Super-système : Au niveau du super-système, nous avons laissé le présent identique au passé, dans le sens ou les actions faites sur ou par le produit avec l’extérieur sont relativement les mêmes. On retrouve donc une interaction avec l’utilisateur, les courses, ainsi que le sol. Cependant, même si ces composants n’ont pas changé, on observe quelques différences. Par exemple le type de courses transporté ne sera pas le même, on trouvera une plus grande variété et un plus grand nombre de produits dans le panier à roulettes. Ce dernier est donc un facteur de l’augmentation du « pouvoir d’achat », dans le sens où les consommateurs vont acheter plus à chaque fois. Au niveau des points négatifs on retrouve la recyclabilité, en effet, recycler un panier en osier n’est pas compliqué, alors que recycler un panier à roulettes, composé de métal, de plastique ou d’autres composants sera plus complexe.

 

  • Système : Pour ce qui est du passage d’un panier en osier à un panier à roulettes, nous retrouvons de nombreuses améliorations qui ont facilité de nombreux utilisateurs au fil des années. En effet, le panier à roulettes est dans la majeure partie de temps étanche, ou du moins un volume fermé. Le design personnalisable, permet aux consommateurs de choisir un produit fait à leur image. Cependant, nous avons estimé que le panier à roulettes n’a pas un design très moderne, il a pour image d’être associé aux personnes âgées et non aux personnes plus jeunes. De plus, l’augmentation de volume, permet le transport de plus grande quantité de produits, mais cela est aussi contrebalancé par le poids qui augmente, tout comme la profondeur, ce qui peut entraîner des maux de dos.

 

  • Sous-système : Notre sous-système a quant à lui beaucoup évolué. En effet, le panier en osier est un sous-système relativement simple, étant composé seulement de tiges en osier. Au contraire, le panier à roulettes va lui être composé de roues, d’une structure métallique, d’une poignée, plus ou moins ergonomique, d’un cabas, etc. Les changements vont donc être le fait d’avoir un contenant fermé grâce au cabas, d’un confort amélioré, car l’utilisateur n’a plus à porter le panier, mais seulement à le faire rouler, ainsi que d’une meilleur ergonomie et praticité, avec par exemple une poignée adaptée à l’utilisateur. Le dernier point important, est le prix plus élevé du panier à roulettes.

 

        Enfin, nous avons dû penser à de futures améliorations à apporter à notre produits pour éliminer les contraintes restantes, comme le poids qui a augmenté, le design qui n’est pas moderne, la recyclabilité, ou alors l’adaptation des roues à l’environnement, que ce soit des cailloux, de la terre, de l’herbe, etc. Les différentes idées qui sont ressorties sont l’utilisation de matériaux recyclables et/ou moins coûteux, l’utilisation de matériaux plus légers, l’amélioration des roues pour en faire des roues « tous-terrains », utiliser des compartiments pour contrer le problème de profondeur, etc.

 

        Après avoir fait l’analyse multi-écrans, nous sommes passé aux lois d’évolutions qui vont nous permettent aussi de déterminer quels vont être les points les plus importants à améliorer.

 


      Lois d'évolution 

               

En ce qui concerne les lois d’évolution de notre projet, nous avons accordé les résultats suivant :

 

lois.png


 

Loi 1 : Intégralité des parties d’un système technique

Cette note est due au fait que le contrôle et le moteur sont le même élément : l’utilisateur.

Il faudrait pouvoir obtenir un contrôle de trajectoire autonome et indépendant de l’utilisateur.

 

Loi 2 : Conductivité énergétique

Cette note est due au fait que l’énergie utilisée est l’énergie mécanique de l’utilisateur. Ce dernier doit faire un effort pour faire fonctionner le panier à roulettes.

Il faudrait une énergie autonome qui soit indépendante de l’utilisateur

 

Loi 3 : Harmonisation

Cette note est due au fait que le panier ne s’adapte que peu à l’utilisateur et à l’environnement.

Il faudrait qu’il puisse s’adapter à la taille de l’utilisateur, une poignée qui s’adapte à la main de l’utilisateur, améliorer son design visuel pour le rendre agréable à regarder ainsi que diminuer la pollution sonore du panier

 

Loi 4 : Idéalité

Bien que le panier remplit assez bien son rôle, il est loin d’être idéal.

Un idéal serait que le panier s’ouvre et se déplace seul en autonomie et qu’il suive l’utilisateur.

Ou un système qui permettrait de faire la téléportation de courses, l’utilisateur n’aurait même plus besoin de les déplacer lui-même.

Ou bien un panier sans roulette, qui flotterait dans les airs.

 

Loi 5 : Développement inégal

Les roues semblent être un point sensible du système et sont bien souvent la partie qui se détériore le plus rapidement.

 

Loi 6 : Transition au super système

Pour améliorer cet aspect il faudrait par exemple mettre plus de roues, des suspensions, rendre le produit recyclable ou avoir un panier supportant des charges plus importantes.

 

Loi 7 : Transition vers le micro niveau 0/5

Le système est solide et ne peut pas évoluer vers un autre état car les courses transportées sont, elles, solides.

Cependant en incorporant des systèmes d’affichage par exemple on pourrait améliorer cette loi.

 

Loi 8 : Dynamisation

Ce système est souvent pliable mais prend encore une place relativement élevée. Il pourrait par exemple être intéressant de le rendre flexible au point de pouvoir le ranger dans sa poche en allant faire ses courses.

 

Loi 9: Accroissement substances-champ

De nombreuses choses pourraient être ajoutées :

- Des tiroirs de rangement dans le cabas

- Une partie glacière

- Un tiroir que l’on pourrait directement mettre dans le réfrigérateur

- Un écran lecteur de code barre pour savoir le prix que l’on a a payer

- Un écran nous indiquant le poids dans le cabas

 

 

 

        Paramètres de poly contradiction

 

Dans cette partie de la méthode, nous disposons de la liste des paramètres associés au panier à roulettes. Nous avons alors déterminé ceux qui sont des paramètres d’action (AP) et ceux qui sont des paramètres d’évaluation (EP). Il faut faire en sorte d’avoir un paramètre d’action minimum pour chaque partie de notre panier à roulettes. En l’occurrence, les deux principales parties de notre objet sont le cabas et la structure. Tout d’abord, nous avons associé le paramètre « ergonomie, praticité » à la structure complète comprenant donc la structure en métal mais également la poignée, les roues et le cabas. Le paramètre « poids » est également associé à la structure. Les paramètres « volume » et « profondeur » sont, quant à eux, associés au cabas. Ces quatre paramètres sont des paramètres d’action, ils peuvent être modifiés afin de faire évoluer notre système. Les paramètres d’évaluation pourront alors nous permettre d’observer l’évolution engendrée.

 

Dans cette étape, on cherche à trouver des paramètres sur lesquels on va pouvoir agir afin d’améliorer notre objet. Mais, la plupart du temps, l’amélioration d’un paramètre se fait au détriment d’un autre paramètre. C’est pour cela que l’on se retrouve face à plusieurs contradictions et qu’il est utile de faire la matrice de poly-contradiction. Il faudra alors chercher à surmonter l’obstacle de cette contradiction pour passer à une nouvelle génération de l’objet. Il ne faut pas oublier que dans la méthode TRIZ la résolution ne doit pas faire l’objet d’un compromis.

 

Nous avons donné une note sur 10 à chaque paramètre d’évaluation. Elle représente l’importance du paramètre en question sur le panier à roulette (0 étant associé aux paramètres non important et 10 aux paramètres très importants). Les paramètres d’action ont tous une note de 1. Les paramètres d’évaluation que nous avons considérés les plus importants sont les suivants : « contenant fermé », « adaptation à la qualité du sol » et « confort amélioré ». Viennent ensuite les paramètres « personnalisable », « étanchéité » et « pouvoir d’achat ». Les paramètres d’évaluation dont nous avons estimé l’importance la plus faible c’est-à-dire dont la note est égale ou inférieure à 5 sont : « recyclabilité », « design », « coût élevé » et enfin le plus bas : « type de courses ». On attribue ensuite à chaque paramètre d’action une valeur positive et une valeur négative.

 

En ce qui concerne le paramètre « ergonomie, praticité », on note que s’il est amélioré, cela influencera positivement le design, le confort, l’adaptation à la qualité du sol, le fait que le contenant soit fermé, l’étanchéité et la personnalisation. Mais cela se fera au détriment du coût qui sera alors augmenté. L’amélioration du paramètre « poids » a une influence positive sur le confort et la recyclabilité et une influence négative sur le coût et le pouvoir d’achat. Une amélioration du paramètre « volume » va engendrer une amélioration du pouvoir d’achat et une dégradation du coût et du design. Le paramètre « profondeur », s’il est amélioré, aura une influence positive sur le type de courses que l’on peut acheter et sur le pouvoir d’achat et il aura une influence négative que le coût et le confort.

 

Il faut ensuite sélectionner la matrice avec le poids le plus important dans le but de pouvoir résoudre nos matrices de poly-contradictions. Nous avons obtenu les quatre résultats de poids relatifs suivants : 43/3, 13/9, 6/7 et 8/11. Ce poids relatif est composé de deux nombres, le premier indique le poids positif qui peut être engendré grâce à l’amélioration du paramètre d’action et le deuxième nombre indique le poids négatif engendré en contrepartie. Par conséquent, il faut chercher le poids relatif avec le plus de poids positifs et le moins de poids négatifs. On remarque qu’il ne serait pas judicieux de sélectionner les trois dernières matrices qui présentent sensiblement le même poids positif et négatif. En effet, cela montre que si un de ces paramètres serait modifié il y aurait autant de positif que de négatif apporté à l’objet. Nous choisissons donc la première matrice avec 43 en positif et 3 en négatif. Elle représente notre axe majeur d’évolution.


       Phase de résolution 

 

Dans la partie résolution, le logiciel STEPS propose des contradictions (sous forme de schéma comme on peut le voir ci-dessous). Cela nous permettra de faire les choix de paramètres d’ingénierie qui nous permettront par la suite de trouver des concepts de solutions innovantes.

 

 

Contradictions proposées:

 

La résolution des matrices de poly-contradictions nous donne le schéma suivant :

 

Capturegen.JPG


 

Le schéma ci-dessus représente le nombre d'occurrences des paramètres d’évaluation (coût élevé, design, confort amélioré…) par rapport aux poids des contradictions.

 

On cherche à déterminer les contradictions qui nous permettront d’avoir le plus de bénéfices une fois levées. Dans le cadre de notre projet, nous nous limiterons à 3 contradictions. Pour trouver les contradictions les plus intéressantes à lever il faut choisir celles les plus en haut à droite. En effet, les contradictions le plus à droites sont celles avec le plus de poids et celles situées le plus haut sont celles avec le plus grand nombre d’occurrences. Chaque PA est associé à une couleur : ergonomie-praticité en orange, poids en vert, profondeur en turquoise et volume en rose.

 

Par conséquent, nous avons choisi les trois contradictions concernant le volume du cabas, le poids de la structure et la profondeur du cabas.

 

La contradiction la plus intéressante à lever est celle concernant le poids de la structure. Dans un cas idéal, il faudrait pouvoir diminuer le poids ce qui améliorerait le confort mais sans augmenter le coût.

 

  • En ce qui concerne le PE “coût élevé”, nous avons choisi comme paramètres d’ingénierie qui s’y rapprochent : la facilité de fabrication, la complexité du produit, ainsi que la quantité de substance. Nous avons choisi ces paramètres car ce sont ceux qui influent le plus sur le coût. En effet, plus un produit va être complexe à fabriquer, plus cela coûtera cher. Ceci est directement lié à la facilité de fabrication citée précédemment. Pour finir, il est normal que plus on utilise de la matière, plus le produit aura un coût élevé.

  • Pour le PE “confort amélioré”, nous avons sélectionné : la forme, la facilité d’utilisation, ainsi que l’adaptabilité ou polyvalence. La forme peut en effet s’adapter à l’utilisateur et permettre une meilleure ergonomie, ce qui est relié aussi à l’adaptabilité. La facilité d’opération est quant à elle, nécessaire au confort.  

 

Cela nous a donné une matrice qui propose des principes inventifs afin d’améliorer notre système. Le principe inventif qui ressort de cette étude est le numéro 1, la “segmentation” avec près de 20%.

 

Capture1.JPG

Matrice coût/confort


 

La seconde contradiction que nous avons sélectionnée est celle concernant la profondeur du cabas. Pour cette contradiction nous avons pris les PE suivants : Pouvoir d’achat ainsi que confort amélioré.

 

  • Pour le confort amélioré, nous avons repris les mêmes paramètres d’ingénierie que précédemment.

  • Pour le pouvoir d’achat, les trois paramètres d’ingénierie sont le volume du produit en mouvement, celui du produit stationnaire, ainsi que la quantité de substance. En effet, plus on aura de matière et donc un grand volume, plus l’utilisateur pourra faire d’achats.

 

Les deux principes inventifs qui ressortent de cette étude sont la “segmentation” à environ 21% et le “changement de paramètres physiques et chimiques d’un objet”, à près de 18%.

 

18159357_1908037665888949_1008861514_o.jpg

Matrice confort/pouvoir d’achat

 

 

Enfin, nous avons pris pour troisième contradiction celle liée au volume du cabas. Pour cette contradiction, les PE que nous avons sélectionnés sont le coût élevé ainsi que le pouvoir d’achat.

 

  • Coût élevé : Pour ce PE, nous avons sélectionné le volume de l’objet stationnaire, la quantité de substance ainsi que la facilité de fabrication pour les mêmes raisons que précédemment.

  • Pouvoir d’achat : Pour ce PE nous avons choisi le volume de l’objet en mouvement, la quantité de substance, ainsi que la hauteur de l’objet en mouvement. En effet ces trois facteurs influent sur le pouvoir d’achat en augmentant l’espace dans lequel l’utilisateur met ses achats.

 

Les deux principes inventifs qui ressortent avec un pourcentage de 18,6% sont “système hydraulique ou pneumatique” et “changement de dimension”.

 

Capture3.JPG

Matrice coût élevé/pouvoir d’achat

 

 

 

      Concepts de solution

 

 

        Pour finaliser ce projet, nous avons donc cherché des concepts de solutions à apporter au panier à roulettes pour améliorer ses points faibles, tout en faisant attention aux contradictions que nous avons trouvées précédemment.

 

  • (29) Hydraulique et pneumatique : Un autre concept auquel nous avons pensé, était un panier à roulettes autonome. C’est-à-dire que l’utilisateur aurait un capteur sur lui pour que le panier puisse savoir sa localisation et le suivre. Selon le type d’énergie apportée et des questions de sécurité, cela pourrait entraîner une vitesse maximale assez réduite. Pour les types d’énergie apportés nous avons pensé à un panier qui flotte dans l’air. Cela permettrait de combiner les trois principes inventifs, (28) reconception, (29) hydraulique et pneumatique et (2) extraction, en effet, cela enlèverai les roues, qui seraient alors inutiles. Cela supprimerait les problèmes de qualité du sol, par exemple, si la personne se retrouve à marcher sur des pavés ou du gravier, le panier lui, n’aura aucun soucis pour avancer. Nous avons malgré tout pensé au problème des trottoirs, marches ou escaliers, qui pourront faire l’objet d’une nouvelle innovation par la suite. Un autre moyen d’apport d’énergie est un moteur basique, avec un panier sur 3 roues, mais cela n’enlève pas le problème de qualités du terrain, ni celui des marches ou autres endroit surélevés.

 

La qualité principale du panier autonome reste quand même le fait que l’utilisateur n’utilise pas sa propre force pour faire avancer le panier. Peut être seulement lors de surélévation du sol.

 

  • (1) Segmentation : Nous avons aussi pensé à un système relativement simple qui était de séparer notre cabas en différents tiroirs. Cela permettrait de retirer la problématique de profondeur. En effet, au lieu de chercher au fond du cabas et donc de plier son dos et de se blesser, l’utilisateur pourra se baisser de manière plus confortable pour sa colonne vertébrale. De plus, cela permettrait aux aliments ou autres achats de ne pas s’écraser entre eux. Nous avons aussi pensé que ces tiroirs pourraient se détacher et se ranger directement dans la cuisine sans avoir besoin de les vider. Pour finir, il était important pour nous que l’utilisateur puisse ajouter un tiroir glacière s’il le souhaite.

 

Une autre idée serait un cabas à roulette qui pourrait, lors du rangement après son utilisation, s’enrouler sur l’axe des roues (grâce à une structure flexible, pliable ou encore télescopique). Pour se faire, le cabas pourrait devenir indépendant de la structure (par velcro par exemple). La poignée pourrait s’ouvrir en deux et viendrait entourer le cabas enroulé. Ainsi, une fois rangé, le cabas entier ne serait qu’un cylindre dont on ne verrait que la poignée et les roues à chaque extrémité. Une sangle accrochée de part et d’autre de la poignée permettrait de transporter le cabas sur l’épaule.

 

  • (35) Changement de paramètres physiques et chimiques d’un objet : Une autre idée, était d’ajouter un lecteur de code barre pour savoir le prix que l’utilisateur aurait à payer, mais aussi pour vérifier si sa liste de course. De plus, le même écran pourrait nous afficher le poids qu’il y a dans le panier. Cette écran donnerait une nouvelle “substance” au cabas, grâce au côté numériques qu’il apporte.

 

 

 

       Conclusion

 

 

Ce projet nous a permis d’appréhender la méthode TRIZ. Nous avons ainsi pu découvrir, étape par étape, une démarche permettant d’innover. Nous avons ici suivi la démarche dans le but d’améliorer les performances d’un caddie à roulette.

En suivant les différentes étapes, détaillées dans le tutoriel, nous sommes parvenus à trouver des idées innovantes afin de résoudre différentes contradictions. En n’oubliant pas de ne pas contourner ces contradictions en faisant des compromis car ce n’est pas l’intéret avec la méthode TRIZ. Nous n’avons pas résolues toutes les contradictions du problème (puisque nous nous sommes limité à 3) mais cela a été suffisant pour comprendre la méthode.

L’intérêt d’une telle méthode est d’avoir une démarche qui est la même afin d’innover des produits absolument différents. De plus, la méthode permet d’obtenir des résultats relativement rapidement (en 21h, nous avons pu obtenir quelques idées innovantes). Nous avons donc pu constater l'efficacité de la méthode TRIZ grâce à ce projet.

Espace Membres

  • over a year ago

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter...

Email: