Innov'INSA: Volets roulants

Volets roulants électriques

 

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Introduction

En tant que futures ingénieures, nous serons confrontées à innover or, notre cursus est uniquement basé sur de la théorie et de la compréhension et non de la création. Cet EC est donc le bienvenu pour nous apprendre à innover. Nous sommes tous concernés par des problèmes de luminosités dans nos appartements, ce qui nous a amené à étudier les volets roulants.

Dans le cadre de l'EC Innov'INSA, nous devons innover un produit existant. Nous avons choisi les volets roulants car cet objet quotidien a de nombreuses fonctions dont la principale est de cacher la lumière. Il permet aussi de garder la chaleur ou protéger des cambriolages. De manière générale, il sert à mieux isoler la maison des éléments extérieurs. Nous avons choisi les volets roulants électriques, qui sont jusqu'ici la version la plus évoluée des volets roulants.

 

1.Historique

Au Moyen Âge, le volet désignait un tissu fin et léger sur lequel on triait des graines. Ce volet a été adapté aux fenêtres et a été supplanté par des matières plus résistantes comme le bois et le métal.

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, le volet battant, puis les persiennes métalliques ont été la plus utilisée des protections de fenêtres. Depuis, la gamme des volets et de leurs matériaux s’est considérablement développée. Le volet n’est plus seulement un panneau, de bois ou de métal, que l’on rabat, devant une fenêtre ou une porte mais peut être en aluminium ou PVC que l’on peut rouler ou coulisser.

Ses atouts restent nombreux. Il protège des nuisances extérieures en arrêtant 95% de la chaleur du soleil et constitue donc une efficace protection solaire. Il renforce également l’impact de l’isolation thermique et protège les biens contre l’effraction par exemple. Pour finir, il permet de préserver l’intimité d’une pièce et également de rendre une pièce complètement obscure ou non selon le désir de chacun.

 

2. Etat de l'art

 

Aujourd’hui, il existe différents types de volets qui permettent de protéger une fenêtre ou une porte de la lumière ou des regards extérieurs :

 
  • Le volet battant : Composé d’un panneau en bois coloré ou non, le volet se trouve à l’extérieur de la maison sur les pans de mur autour de la fenêtre ou de la porte à obstruer. Il se ferme manuellement en sortant dehors ou en ouvrant la fenêtre de l’intérieur. Il en existe en 2 versions, le plein et persienné.
 

volets battants pleins.jpg            volets battants persiennes.jpg

 

  Volet battant plein                        Volet battant persienné

 

 

 
  • Le volet pliant : Composé de panneaux/battants qui se replient les uns derrière les autres et viennent se loger le long de la fenêtre. A manier manuellement comme les volets battants.

 

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Volet pliant

 

 

 
  • Le volet roulant : Le volet est motorisé ou manuel et composé de lamelles articulées. Il s’enroule dans un caisson encastré dans le mur au dessus de la fenêtre ou de la porte à obstruer. Ce volet peut être levé ou baissé grâce à un boîtier électrique en appuyant tout simplement sur les boutons ou une manivelle donc en restant au chaud chez soi.

 

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Volet roulant

 

 

 
  • Le volet coulissant : Les panneaux sont situés sur les parois du mur de chaque côté de la fenêtre ou de la porte à obstruer et sont donc coulissés le long de rails. Ils sont plus designs et agréables visuellement. Cependant, comme pour les volets battants et pliants il faut ouvrir sa fenêtre ou sa porte pour le fermer. L’avantage est que ce type de volet ne nécessite pas d’angle de rotation pour s’ouvrir et il n’est pas nécessaire de laisser un espace libre sur la façade pour l’installation du galandage.

 

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Volet coulissant

 

 

Voici une synthèse des caractéristiques des différents types de volets présentés précédemment :

 
 

Battant plein

Battant persienné

Pliant

Roulant

Coulissant

Sécurité

Bonne

Mauvaise

Moyenne

Très bonne

Bonne

Confort d’ouverture

Ouverture facile mais à l’extérieur

Ouverture facile mais à l’extérieur

Ne pas faire de geste brusque, éviter de cogner les panneaux entre eux. Ouverture à l’extérieur

Ouverture facile en cliquant simplement sur un bouton. Possibilité d’ouvrir la fenêtre à l’intérieur

Ouverture très facile et agréable mais à l’extérieur

Avantages

Cache bien la lumière, très résistants, bonne isolation thermique

Cache bien la lumière, très résistants, bonne isolation thermique

Discret, adaptable

Ouverture et fermeture de l’intérieur, isolation thermique renforcée, intimité et obscurité totale, Sécurité totale

 

Manuel : Indépendant vis à vis de l’énergie

 

Électrique : Permet l’ouverture ou la fermeture en un toucher de doigt

Simple d’utilisation et original, discret

Inconvénients

Ouverture et fermeture de l’extérieur

Très mauvaise sécurité vis à vis des cambriolages et ne cache pas totalement la lumière

Difficile à manier, très fragile, mauvaise sécurité vis à vis des cambriolages

Le visuel du caisson à l’intérieur de la maison

 

Manuel : Long lors de l’ouverture ou de la fermeture

 

Électrique : consommation d’énergie

 

Entretien et surtout le prix

 

3. Phase d'analyse

Intégralité des parties

Grâce au logiciel STEPS, nous avons pu réaliser le schéma fonctionnel des volets roulants électriques que nous étudions.

La fonction principale utile (FPU) des volets roulants est d'isoler les fênetres et autres ouvertures vitrées d'une habitation. Ils permettent en effet de les isoler de la lumière ou du bruit, d'isoler l'habitation en réduisant les transferts thermiques entre l'intérieur et l'extérieur et de palier d'éventuelles effractions et intrusions. Les volets roulants ont naturellement deux positons extrèmes possibles, ils sont soit ouverts ou fermés. Puisque nous étudions les volets roulants électriques, l'énergie nécessaire est bien sûr l'électricté. Les quatre composants des volets qui lui permettent d'assurer sa FPU sont les suivants : la partie motrice, qui transforme l'energie brute en énergie utile, est constituée d'un moteur tubulaire faisant tourner un axe (la transmission) sur lui même. Cet axe qui va lui-même permettre d'enrouler ou de dérouler les lames du volet roulant. Ce sont les lames qui réalisent le travail d'isolation. Le contrôle du bon déroulement de la FPU est fait par l'humain, qui grâce à ses capteurs sensitifs va pouvoir determiner si l'isolation est bonne (pas de changement de température, différence de luminosité etc...).

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Analyse multi-écran

A l'aide du logiciel STEPS, nous avons pu retracer les évolutions auquelles les volets roulants avaient été soumis. Nous avons pu ainsi faire ressortir ce qui avait été amélioré et ce qui avait été dégradé afin de trouver de nouvelles pistes d'améliorations. En nous basant sur la version la plus avancée des volets roulants, soit les volets roulants éléctriques, nous avons choisi comme ancienne version les volets roulants à manivelle car c'est selon nous la version précedant celle que nous étudions, et celle qui était aussi la plus courante. Nous obtenons l'analyse multi-écrans suivante :

 

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Entre les volets roulants à manivelle et les volets roulants électriques, l'ergonomie et le confort pour l'utilisateur ont été largement améliorés. En effet, l'effort founit par l'utilisateur est moindre puisqu'il ne doit qu'appuyer sur un bouton de commande. La rapidité d'exécution a également été augmentée puisqu'un moteur est plus performant et peut être plus rapide qu'un humain. Le bruit fait par les volets lors de leur montée/descente a aussi été réduit. Les matériaux utilisés pour les lames de volets peuvent être également plus résistants.

En revanche, le passage d'une énergie brute mécanique à électrique a augmenté la dépendance énergétique des volets. Il a également augmenté son coût et nécessite des travaux importants pour connecter le circuit électrique.

 

 

Lois d'évolutions

Loi 1 : Intégralité des parties

 

Cette loi représente la première observation faite de l'objet et de sa constitution systémique. Chaque partie qui joue un rôle dans l'accomplissement de la Fonction Principale Utile (FPU) doit être identifiée selon la trame standard d'observation : celle d'isoler le moteur, la transmission, le travail et le contrôle. Dans notre cas :

 

Moteur : énergie électrique

Transmission : moteur qui enroule ou déroule

Travail : volets

Contrôle : humain - sensitif

 

Pour qu’un système assure sa fonction principale, il est indispensable qu’il possède 4 parties fondamentales remplissant idéalement leur rôle dans son fonctionnement. Concernant l'élément moteur, on pourrait imaginer un moteur plus rapide qui consommerait moins d’énergie. L'élément de transmission est notre rouage transformant l’énergie électrique en mouvement rotatoire. L'élément de travail correspond dans notre cas au volet qui se déroule ou s’enroule, il garde le contact entre l’objet (la fenêtre) et la cible (la sombreur de la pièce). L'élément de contrôle est l’humain.

On a bien tous les éléments : moteur, transmission, travail, contrôle; mais certains de ces composants peuvent toujours évoluer (comme l’humain qui n’est pas parfait).

Note : 4/5.
 
 
Loi 2 : Conductibilité énergétique

 

Cette loi consiste à gaspiller le moins possible l'énergie qui alimente le système, en réduisant ainsi le rapport entrée-sortie.

Pour diminuer l’énergie de notre système, il faudrait que le système actuellement électrique passe par exemple à l’énergie solaire, en détectant la présence de rayons lumineux, il s’ouvrirait et se refermerait s’il n’y en a pas. Le système actuel électrique a effectivement respecté cette loi dans le passé puisqu’il évite à l’utilisateur de dépenser sa propre énergie en ouvrant ou fermant le volet à l’aide d’une manivelle, de rabattre les rabats, ou encore de faire coulisser le volet. On pourrait toutefois diminuer encore l’apport électrique nécessaire voire modifier totalement la source d’énergie utilisée ou encore améliorer le rendement d’un moteur afin que le rapport entrée-sortie soit encore plus faible.

 

Note : 3/5.

 
 

Loi 3 : Harmonisation

 

Cette harmonisation permet l’optimisation de l'harmonie du fonctionnement du système. Cela passe soit par l’amélioration de l'harmonie des formes soit par l'harmonisation des rythmes de fonctionnement. Cette amélioration d'ergonomie entraîne un meilleur accomplissement de la FPU. Pour améliorer l’ergonomie de nos volets, il est possible de créer un boîtier dont les boutons ne seraient plus au nombre de trois mais qui aurait la forme d’une boule qui en la montant vers le haut ou le bas permettrait de déplacer le volet vers le haut ou le bas respectivement.

Cette troisième loi est respectée puisqu’il y a réponse de l’appareil dès la sollicitation par l’utilisateur. Néanmoins, un seul dysfonctionnement du boîtier de l’appareil peut empêcher son fonctionnement.

 

Note : 4/5.

 
 

Loi 4 : Idéalité

 

La forme absolue d'idéalité serait que l'objet n'existe physiquement pas (comme cela, il ne coûterait rien en volume, en masse ou en complexité) mais tout en assumant la fonction pour laquelle il a une raison d'exister.

Pour cela, il faudrait que la fenêtre s’isole elle-même toute seule. Un exemple adapté à notre système serait une fenêtre qui s’opacifierait à l’arrivée de la nuit. Le volet n’existerait plus et serait fusionné avec la fenêtre. Les volets roulants actuels n’ont donc pas perdu en volume puisqu’ils doivent couvrir la totalité mais ont néanmoins pu perdre en masse grâce à l’utilisation de matériaux plus légers mais pas nécessairement moins coûteux.

 

Note : 2/5.

 

 

Loi 5 : Développement inégal

 

Cette loi consiste en l'analyse du système et à repérer s’il n'existerait pas un sous-composant déficient qui ne serait pas au niveau de développement des autres. Cela permet de se concentrer sur l’amélioration de ce sous-composant particulier.

Ce composé pourrait être le boîtier de commande du volet électrique, puisque le capteur souvent peu sensible, ne détecte pas la commande et dépend énormément de l’apport en électricité. Les volets ont connu en général un développement homogène puisque les matériaux qui servent à sa construction ont changé en passant du métal aux plastiques/polymères. Le fonctionnement a également évolué puisque nous sommes passés d’un système mécanique à un système électronique tout en diversifiant ses capacités.

 

Note : 4/5.

 
 

Loi 6 : Transition au super-système

 

Pour tout système technique, plusieurs possibilités pourrait conduire à des super-systèmes potentiellement capables d’absorber sa FPU. On pourrait imaginer un volet chauffant et éclairant. Cette loi est belle et bien respectée puisque les volets permettent désormais, en plus de diminuer l’intensité lumineuse, de se protéger de cambriolages potentiels et de garder la chaleur. Ces capacités n’étaient évidemment pas respectées avec des volets en bois ou en métal de faible épaisseur facilement détruisables et peu isolants. De même que la forme qui ne laisse aucune ouverture à l’heure d'aujourd'hui tandis que les persiennes ou les volets coulissants sont facilement démontables en cas de cambriolage.

 

Note : 3/5.

 
 

Loi 7 : Transition vers le micro-niveau

 

Tous les systèmes techniques évoluent du solide vers l'état plasma ou champ en passant par l'état gazeux ou le liquide. Le sens de cette évolution est toujours du solide vers le liquide, puis vers le champ. On parle alors de transition du macroniveau vers le microniveau.

Une possibilité d’évolution pour passer de volets solides à des volets liquides serait d’inventer une fontaine de liquide opaque sur une plaque en verre placée parallèlement à la fenêtre, le liquide opaque permettrait d’absorber les rayons lumineux et serait réutilisé en cas de nouvelle utilisation du volet. Néanmoins, cette transition au micro-niveau n’est pas nécessaire au vu des performances demandées par les volets roulants. En effet, si le solide disparait, la capacité du volet à arrêter les rayons lumineux, la chaleur ou encore les cambrioleurs en sera considérablement réduite. Cette loi n’a donc pas lieu d’être suivie.

 

Note : 1/5.

 
 

Loi 8 : Dynamisation

 

Depuis une structure monobloc, le système gagnera en flexibilité par l’augmentation du nombre de liaisons pivots internes pour obtenir finalement une structure souple et flexible.

Les volets pourront donc être améliorés en diminuant la largeur des pâles voire changer de matériau pour gagner en souplesse. Cette loi est très bien respectée par les volets puisque les volets étaient initialement monobloc, constitué d’un unique rabat puis de plusieurs et comportent maintenant de nombreuses pâles plus ou moins fines.

 

Note : 5/5.

 
 

Loi 9 : Accroissement substances-champ

 

L'accroissement substances-champ correspond à l’association de substances unies entre elles par des champs physiques (d'où l'expression substances-champs). Ajouter une association de ce type revient à adjoindre un surplus fonctionnel à l'objet qui voit, en son sein, se développer un nouveau système technique. Cet ajout doit nécessairement être utile à l'accroissement de la pertinence de la FPU mais aussi ne pas être un simple empilement de fonctions par ajout d'objets supplémentaires (ce qui serait contraire à la loi d'idéalité). Il doit donc être accompagné d'une simplification, d'une fusion des deux systèmes techniques, par exemple en partageant des surfaces et des pièces communes aux deux.

Le volet pourrait facilement avoir de nouvelles fonctionnalités à l’appareil, sans pour autant augmenter son volume. On pourrait donc attribuer des fonctions comme par exemple un système de gouttières en bas du volet qui permettrait de collecter l’eau de pluie.

 

Note : 2/5.

 
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Paramètres et polycontradiction
 

Le logiciel nous suggère ensuite d'étudier les paramètres d'action, ceux sur lequels il est possible d'agir, et les paramètres d'évalutations, qui vont nous permettre d'évaluer les paramètres d'action. Par exemple, nous pouvons agir sur la source d'énergie des volets en la rendant renouvelable ou en la laissant fossile. Si l'énergie brute devient renouvelable, les paramètres d'évaluation de la dépendance électrique et du coût à long terme (suite à un investissement) seraient améliorés. En revanche, l'énergie renouvelable pourrait influer négativement sur la rapidité d'éxecution du système, à cause des rendements souvent faibles des systèmes utilisant l'énergie renouvelable.

 

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4. Phase de résolution

 

 

Parmi les contradictions suggérées par le logiciel STEPS, nous devons tenter d'en résoudre une qui a le plus de poids, sans faire de compromis, d'après la méthode TRIZ. Nous avons choisi de traiter deux des contradictions proposées, l'une qui a le plus de poids et l'autre qui a la plus grande occurence.

 

Contradictions proposées :

 

  • Autonome - Contrôlable : contradiction concernant la source d'énergie.

 

 

Contradiction administrative : J’aimerais que les volets soient autonomes mais je ne sais pas comment.

Contradiction technique : Si j’augmente l’autonomie du volet, il deviendra aussi plus difficile à contrôler.

Contradiction physique: L’autonomie du volet doit être suffisante pour faciliter son utilisation, mais doit aussi être légère pour permettre à l’utilisateur de le contrôler.

 

 

 

  • Simple - Précis : contradiction concernant la maniabilité.

 

 

Contradiction administrative : J’aimerais que les volets soient faciles à utiliser mais je ne sais pas comment.

Contradiction technique : Si j’augmente la simplicité du volet, il n’aura pas toutes les fonctionnalités que je souhaite.

Contradiction physique: La maniabilité du volet doit être facile pour une bonne et rapide utilisation, mais doit aussi être suffisamment développée pour permettre à l’utilisateur de régler le volet comme il le souhaite.

 
 

Concepts de solution

 

Autonome - Contrôlable
 

La première contradiction que nous avons choisie est celle concernant la source d’énergie.

 

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Pour changer la source d’énergie du volet, le logiciel nous a proposé d’utiliser une énergie provenant d’un champ magnétique et qui introduirait des particules ferromagnétiques, d'après le principe 28 de la conception inventive. Nous avons directement pensé à réaliser un volet en ferrofluides.

Les ferrofluides sont des solutions de nanoparticules qui deviennent magnétiques au contact d’un champ magnétique extérieur. Si le champ magnétique est suffisant, les ferrofluides se hérissent de pointes.

 

 

Les aimants en néodymes sont suffisamment puissants pour créer un champ électrique qui provoquerait la transformation des ferrofluides en “montagne” de pics.

 

L’idée serait donc de placer les ferrofluides entre les deux vitres du double vitrage, et un aimant en néodyme en dessous. L’aimant produirait un voile de ferrofluides qui viendrait recouvrir les fenêtres et protégerait donc l’habitation de la lumière extérieure.

 

Cette évolution suit la loi 2 : conductibilité énergétique car on utilise ici une toute autre sorte d’énergie que l’énergie électrique, l’énergie du champ magnétique. Cette source d’énergie est inépuisable compte tenu du fait qu’il y aura toujours un champ magnétique présent à la surface de la Terre. Cette évolution suit également la loi 4 : idéalité car les volets n’existent plus en eux-mêmes, c’est une nouvelle couche insérée entre les fenêtres qui prend cette fonction et opacifie la vitre. Finalement, cette solution suit aussi la loi 7 : transition vers le micro-niveau puisqu’on est passé d’un volet solide à un volet liquide.

 
 

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Cependant, pour ouvrir le volet et donc briser le champ magnétique, il faudrait cacher l’aimant en néodyme avec un cache. Ce cache utiliserait de l’énergie électrique pour se rabattre sur l’aimant, on n’aurait donc pas un système qui ne dépendrait plus de l’énergie électrique. Il faudrait également un endroit pour stocker la quantité de ferrofluides utilisée pour former un volet. De plus, une solution de ferrofluides coûte très chère et un volet en ferrofluides ne serait pas rentable.

Cette solution est donc irréalisable, bien qu’elle corresponde aux propositions de la méthode TRIZ.

 
 

Nous avons donc opté pour un autre type d’énergie : l’énergie solaire.

En effet, le principe 28 propose aussi de remplacer notre source d'énergie par de l'énergie thermique. En utilisant des panneaux photovoltaïques, qui transforment l'énergie fournie par les rayonnements du soleil en énergie électrique, on peut proposer une piste de solution à notre contradiction. La source d'énergie brute proviendrait du soleil et serait donc renouvelable, et le volet utiliserait l'énergie électrique fournie par le panneau photovoltaïque, il serait donc quand même rapide.

La résolution d'une contradiction prévoyait aussi la proposition d'une solution axée sur le développement durable : celle-ci serait donc idéale.

1 m² de panneaux photovoltaïque produit en moyenne 100 kW par an soit 274 W par jour. Il se trouve que les moteurs tubulaires standards des volets roulants ont une puissance comprises entre 125 W et 200 W, qui peut donc être fournie par les paneaux photovoltaïques. Il suffirait de placer l'équivalent de 1m² de panneaux solaires souples (déja existants) sur le coffre du volet roulant (protection du volet enroulé), si celui-ci est soumis à l'ensoleillement. Nous tenions à rappeler que 1 m² de panneaux photovoltaïques économise l'émission de 100 kg de CO2 par an.

 

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On pourrait ainsi rendre le volet totalement autonome, se levant et se baissant selon la luminosité reçue et n'ayant plus besoin de l'utilisateur pour s'activer. L'utilisation de capteurs, bien plus fiables que l'humain, pour contrôler l'activation des volets permettrait d'améliorer la loi 5 : développement inégal.

On pourrait également imaginer un système de stockage d'énergie à l'aide d'une batterie, si plus d'énergie que nécessaire est produite par les panneaux photovoltaïques. Cette énergie supplémentaire pourrait par exemple servir à un système de chauffage, ou pour les jours où l'ensoleillement serait trop faible. Mettre en place ce fonctionnement permettrait d'améliorer la loi d'évolution 2 : conductibilité énergétique, puisque moins d'énergie serait gaspillée, et l'énergie humaine fournie pour actionner les volets serait économisée. La loi d'évolution n°4 : idéalité serait également améliorée, puisque les coûts d'utilisations seraient diminués.

 

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Il faudrait également prévoir un boitier de contrôle plus spécifique, ou l'utilisateur pourrait "programmer" l'abaissement et la levée des volets en fonction de l'ensoleillement ou de ses envies.

Le coût de ces volets roulants "verts" serait finalement un investissement. En effet, même si la pose et l'achat de panneaux photovoltaïque sont plus chers qu'un volet roulant électrique, ce coût serait finalement amorti par l'utilisation d'énergie renouvellable "gratuite" par l'utilisateur, qui économiserait le coût de l'énergie électrique fossile nécessaire aux volets roulants électriques classiques.

 

Simple- Précis

La deuxième contradiction choisie est celle de la maniabilité du  boîtier électrique. 

 

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Plutôt que de maintenir un bouton appuyé avec son doigt, ou de devoir rester devant le volet pour vérifier qu’il s’arrête bien à la hauteur voulue, nous pourrions totalement changer la forme de ce boîtier électrique. Cette fois, il s’agirait d’une petite boule, maintenue dans le mur grâce à une tige en métal et directement connectée au circuit électrique du volet. Il suffirait donc de déplacer la boule vers le haut ou vers le bas pour ouvrir ou fermer le volet roulant. Si l’utilisateur souhaite ouvrir son volet seulement à moitié ou aux trois-quarts, il aurait seulement à placer la boule au niveau de réglage correspondant. Il n’y aurait donc plus besoin de rester devant le volet pour surveiller que ce dernier s’arrête bien à la bonne hauteur.

 

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Ce nouveau boîtier serait relativement petit pour rester discret, d’une hauteur maximale de 10cm et existerait bien sûr en plusieurs couleurs et design. La boule et la tige pourraient être translucides pour un effet moderne, ou pailletées pour un effet disco. Ce boîtier pourrait donc s’adapter à tous les consommateurs et à toutes sortes de décorations de pièces !

 

Cette évolution suit la loi 3 : harmonisation car il s’agit ici d’une amélioration de la forme du boîtier. Cette forme arrondie serait donc très ergonomique puisque adaptée à la main de l’utilisateur qui n’aurait qu’à effectuer un léger mouvement du bras pour régler son volet. On peut également citer la loi 5 : développement inégal car nous avons agit ici sur le boîtier qui pourrait être le composant déficient du système de volets roulants électriques. Si le capteur du boîtier ne détecte pas la commande, rien ne se passera. Nous avons donc transformé ce boîtier de manière à ce que la demande de l’utilisateur soit forcément respectée. Enfin, cette évolution suit la loi 8 : dynamisation puisque nous avons modifié la maniabilité du volet roulant de manière à le rendre très simple d’utilisation.

 

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Conclusion

La solution pour laquelle nous avons opté est celle de l’énergie solaire. En effet, cette évolution s’inscrit dans un concept de développement durable, très important dans la société actuelle. C’est l’évolution la plus utile qui permettrait à la fois à l’utilisateur de faire des économies d’énergie et d’être éco-responsable. De plus, les volets ne sont généralement pas des objets auxquels la population accorde beaucoup d’importance. Avoir des volets autonomes qui s’ouvrent et se ferment avec les rayons du soleil est une innovation que tout le monde souhaiterait chez soi.

 

Nous n’avions jamais eu de projets comme celui-ci à réaliser auparavant. Cela nous a permis de développer des capacités d'inventivité dans le cadre d'un sujet d'innovation jusque là inconnues.

 

Utiliser la méthode TRIZ nous a permis de trouver une innovation possible et réalisable adapté à un objet de la vie de tous les jours. Nous n’imaginions pas au départ qu’il serait possible d’apporter autant d’innovations différentes à un seul objet pourtant banal auquel nous n'avions jamais vraiment fait attention. La méthode TRIZ nous a été d’une grande aide pour apporter des solutions aux différentes contradictions des volets roulants électriques. Nous utiliserons peut-être cette méthode dans notre futur métier d’ingénieur, métier dans lequel il est essentiel d’innover et d’évoluer avec la société.

 

Lien vers les documents STEPS : https://drive.google.com/file/d/0B5psL45Px4N-ajQ2Ui1EcTgyQXM/view?usp=sharing

 

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