Poubelle de tri sélectif adaptative

Søppelbøtte

La poubelle adaptative à volume modulable 


Projet Plasturgie S6 - Du concept au prototype 



PRÉSENTATION

 

Nous avons choisi de travailler sur le développement d'une poubelle de tri, comportant plusieurs copartiments avec des volumes variables. L'intérêt est de pouvoir optimiser au mieux l'espace disponible pour chaque type de déchet en adaptant l'espace alloué à chacun d'eux. 


La problématique qui nous a été donné est la suivante : Avoir un système de tri des déchets avec un volume externe fixe mais un volume interne modulable.

 

1. ETAT DE L’ART


Nous avons tout d'abord réalisé une analyse fonctionnelle de l'objet afin de définir dans un premier temps les fonctions principales et secondaires d'une poubelle de tri sélectif, pour en tirer ensuite un cahier des charges nous permettant d'avancer dans le projet.

 

  • Bête à corne  


Figure 1: Bête à corne

  • Diagramme pieuvre

 

Figure 2: Diagramme pieuvre

 

FP1: Moduler le volume interne de la poubelle sans varier le volume extérieur.

FP2: Avoir trois compartiments intérieurs qui ont un volume qui varie.

FC1: Avoir une utilisation facile et intuitive.

FC2: Avoir un coût respectable pour un projet de S6.

FC3: Compatibilité entre les déchets organiques et la poubelle.

FC4: Avoir un aspect visuel extérieur attrayant.

FC5: Compatibilité des déchets tranchants type verre avec la poubelle.

FC6: Utilisation du plastique comme matière première. 

FC7: Absence de mauvaises odeurs émanants de la poubelle.

 

  • Cahier des charges

Figure 3: Cahier des charges

  • Points d’étude

 

Au vu de l’analyse faite plus haut lorsqu’il a fallu concevoir les différents modèles qui ont marqué l’évolution du projet nous avons cherché à prendre en compte ces 5 points principaux :

Figure 4: Principaux points d'étude

  • Projets et brevets existants

    Différents brevets et projets ont été déposé quant à l'utilisation de différents volumes au sein d'une poubelle. Cependant, nous trouvons très peu d'articles ou d'études concernant un volume modifiable des différentes parties de la poubelle. 

    Nous ne souhaitons pas faire ici, une liste exhaustive des études déjà menées mais ce que nous avons retenu c'est que nous devions axé la recherche sur la facilité pour l'utilisateur de moduler le volume des compartiments mais également sur la simplicité et la réduction du nombre de pièces à l'assemblage de la poubelle.

     

Figure 5: Poubelles et brevet existants

 

2. CONCEPTION DES DIFFÉRENTES PARTIES 

  • Dimensionnement de la poubelle

On se propose de partir sur un volume totale de la poubelle de 100L, réparti de manière à ce qu’il y ait 50L qui soit réservé pour les déchets ménagers et 25L pour le carton et le verre. 


Pour calculer les dimensions de notre poubelle nous nous sommes basés sur différentes notices pour calculer le volume de la poubelle à partir du sac poubelle comme le montre la figure suivante :

Figure 6: Dimensionnnement de la poubelle

 

Nous avons également choisi un sac poubelle de référence de marque relevo (sac poubelle recyclé et recyclable) qui nous fournissait la notice suivante pour le même sac poubelle : 

Figure 7: Dimensionnement poubelle relevo

 

Calculs faits, en nous basant sur toutes les données trouvés, nous avons décidé que notre poubelle qui est schématiquement composé d’un pavé et de deux demi cylindre aurait les dimensions de 370 mm x 600 mm x 610 mm (DxBxH)  et de deux demi cylindres 420 mm x 610 mm (DxH).

La poubelle extérieure à un encombrement total de 1m10 x 0,4m x 0,7m. Ce qui nous semble réaliste étant donné qu’on parle d’une poubelle globale de 100L.

 

  • Réalisation des différentes parties

    • Bac tue-odeur


Les recherches réalisées sur le moyen de neutraliser les odeurs de la poubelle nous ont amenées à constater que le meilleur moyen de tuer les odeurs est de les masquer de façon continue par l’action d’un agent placé dans le fond de la poubelle. Ce qui nous amène à choisir de compartimenter la poubelle pour avoir un récipient au fond de celle-ci permettant d’y mettre le bicarbonate de soude ou les huiles essentielles.

 

    Après réflexion et discussion sur les différents moyen de mettre en place ce compartiment, nous avons opté pour un bac simple et économique qui sera accessible par le haut de la poubelle, en retirant la poubelle interne. En effet, ce bac sera situé sous la partie interne de la poubelle et cette dernière aura un fond en nid d'abeille pour permettre une meilleure action de l'agent tue-odeur.

                              Figure 8: Bac tue audeur                                                                       Figure 9: Socle en nid d'abeille

 

Voici le tableau qui nous a permis de nous décider sur le choix de la solution technique employée :

 

Tableau 1: Choix du bac tue-odeur

 

  • Fixation du bac pour l’agent tue-odeur

   

Après avoir choisi le type de bac, nous avons étudié la façon qui nous allion utiliser pour le fixer au fond de la poubelle. Nous avons pensé à un simple collage, à une fixation par ruban auto-agrippant ou bien avec des butées d'angles.

    On a finalement choisi la dernière proposition avec deux butées dans les coins opposés du bac afin de le maintenir en position pour éviter les translations, on considère donc que la poubelle ne sera pas trop secouée et qu'il ne sortira donc pas de son logement par le haut.


Voici le tableau qui nous a permis de nous décider sur le choix de la solution technique employée :


Tableau 2: Choix du sistème de blocage du bac tue-odeur

  • Assemblage de la poubelle

Pour l’assemblage de la poubelle, nous avons opté de jouer sur la déformation du plastique grâce aux propriétés que la découpe laser peut nous apporter. On va venir sur une plaque réaliser un rainurage longitudinales le long de la poubelle afin de pouvoir la plier à froid, à chaque extrémité de la poubelle. De ce fait on passe d’une géométrie pavé à une forme ovale plus design et contemporaine.


Le problème que l’on pourrait rencontrer si situe au niveau du dimensionnement des rainures, ne sachant pas comment les calculer en cas de réalisation de la maquette, nous opterions pour un test sur une plus petite échelle pour observer le comportement du plastique au pliage. En fonction du résultat nous modifierons les dimensions du rainurage.


Figure 10: Côté avant et arrière de la poubelle

Figure 11: Assemblage de la face avant et arrière de la poubelle

 

Figure 12: Tous les côtés de la poubelle assemblés entre eux

 

La découpe LASER que  nous avons à disposition à l’école ne nous permet pas de la réaliser à l’échelle 1, car elle découpe au maximum une plaque ayant un encombrement de 726 x 432 x 200 mm. Cependant il est possible de la réaliser au format 1:2. C’est pour cette même raison qu’on ne réalise pas tout en une fois car il nous faudrait alors une découpe laser pouvant découper une plaque de 2m60. 


Les hexagones sont une solutions qui permettent d’allier un design modern et consensuel avec une fonction mécanique de maintien des paroies entre elles.

Figure 13: Blocage de la poubelle sur la longueur par la forme des exagones

 

Afin de bloquer la translation sur la profondeur, un socle sera collé en dessous des plaques latérales pliées avec une rainure pour la mise en position de la poubelle et sur le dessus un pourtour qui permet aussi de la maintenir. En image ça nous donne ça :

                                                                                            Figure 14: Dessous de la poubelle                       Figure 15: Profilé maintenant le dessus de la poubelle

Figure 16: Plaques latérales de la poubelle assemblées par le socle et le profilé

La poubelle intérieure n’a pas de fonction esthétique, nous avons donc choisi une solution plus mécanique pour la faire tenir. Pour ça nous nous sommes inspiré de certains soutiens-gorge qui se clipsent entre eux facilement. On a donc un côté qui ressemble à la figure suivante :

Figure 16: Plaques latérales de la poubelle intérieure

Le modèle assemblé à cette allure :

Figure 17: Assemblage des deux plaques

 

Pour pouvoir assembler les 4 accroches, nous comptons sur la déformation de la plaque plastique afin de pouvoir les clipser, ce qui ne devrait pas poser de problèmes contenue du matériau choisi. Un socle percé de trous en forme de nid d’abeille viendra sous la poubelle intérieure pour la compléter. 


Voici le tableau qui nous a permis de nous décider sur le choix de la solution technique employée :

Tableau 3: Choix de l'assemblage des paroies de la poubelle

 

  • Système d’ouverture de la poubelle


Pour le système d’ouverture il a été choisi d’utiliser un système de pédale avec un fil en polyamide qui est relié au couvercle de la poubelle.

Ce système se rapproche en de nombreux points à un système d’ouverture avec un système par tringles métalliques , cependant il a l'avantage d’être techniquement plus simple et moins coûteux. En effet, l’installation de la tringlerie métallique avec des renvoies d’angles est remplacé par un fil en PA qui se fixe sur la partie intérieure de la poubelle. Ce dernier ne passera donc que par 2 renvois d’angles (un juste en-dessous de la pédale et un autre sur la partie de la poubelle sur laquelle se fixe les charnières) et sera fixé à l’arrière du couvercle de la poubelle. Cette solution est plus économique, techniquement moins complexe et tout aussi efficace que la précédente, de part la solidité et la résistance à la traction du PA. 

Modélisation CREO :

Figure 18à 22: Chemin parcouru par le fil en PA pour ouvrir la poubelle

 

Voici le tableau qui nous a permis de nous décider sur le choix de la solution technique employée :

Tableau 4: Choix du système d'ouverture de la poubelle

 

  • Compartimentation de la poubelle


Nous avons décidé de compartimenter la poubelle en trois zones, une d’un volume de 50L pour les déchets ménager, et deux de 25L pour le carton et le verre.

La compartimentation se fait par des simples intercalaires reliés à une tringle qui parcours la poubelle intérieure.

Figure 23: Intercalaire en position sur la poubelle

 

En parallèle avec l’étude du choix des intercalaires, nous avons réfléchi sur la répartition des emplacements. Initialement nous avions pensé à une poubelle rectangulaire, la compartimentation était alors simple, au milieu les ordures ménagères occupant la moitié de la poubelle et de part et d’autre le verre et le carton. 


Nous avons donc profité de la modification de la forme de la poubelle pour modifier notre l'aménagement de la poubelle.

Toute une moitié serait réservée aux ordures ménagères, en faisant cela le sac poubelle sera plus facile à mettre en position car il profitera du côté arrondi de la poubelle ainsi que des encoches faites sur la partie rectangulaire afin de pouvoir la coincer dans la poubelle intérieure (encoche plus profonde que l’on peut voir juste au dessus). L’autre moitié serait séparée d’une partie pour le carton au centre de la poubelle et sur la partie arrondi le verre. 

Cependant pour optimiser l’espace de la poubelle et la rendre plus polyvalente, il nous a semblé intéressant de pouvoir rajouter un module à la poubelle qui est le compostage.


Pour cela au-dessus de l’espace réservé au verre on se propose de rajouter un bac réalisé en thermoformage (vendu en tant qu’option à la poubelle car plus coûteux à la réalisation).

Figure 24: Ajout du bac pour les dechets verts

 

L’espace qu’il y a entre le socle de la poubelle et le bac est de 30 cm, ce qui laisse la place d’y mettre du verre, cependant si l'utilisateur décide de ne pas utiliser cet espace pour le verre, l'intercalaire qui sert comme paroie comporte une liaison pivot sous le bac afin d’augmenter la réserve centrale pour le carton comme ceci on peut le remarquer sur la figure ci-dessous :

Figure 25: Intercallaire avec une pivot en son centre pour agrandir la zone réservée au carton si l'on décide d'utiliser de bac à déchets organiques

De ce fait, ce module de compostage apporte une réelle valeur ajoutée à la poubelle qui répond à un besoin désormais très présent de composts dans les appartements en ville. En effet, la situation actuelle du réchauffement climatique inquiète et on remarque une très nette prise de conscience sur le sujet. De ce fait, de plus en plus de citadins désirent composter leurs déchets organiques et on cette adaptation de la poubelle n’est alors pas juste un gadget, mais un réel atout vendeur.

 

3. CHOIX DES MATÉRIAUX


Tout d’abord, nous voulons rappeler que la contrainte principale de notre étude a été de réaliser un maximum de pièces à la découpe LASER. En effet, chacun de nos choix de conception était orienté en ce sens, avec à chaque fois le handicap de penser nos pièces sous formes de plaques découpables, tout en conservant les fonctions principales voulues, c’est-à-dire la compartimentation et l’aspect modulable des volumes internes. 

De ce fait, pour chacune de nos décisions, même si nous n’avons pas en détails dans les recherches, nous nous posions la question de savoir si des matériaux (sous forme de plaques découpables de 1 à 4 mm maximum)  accepteraient telle ou telle contrainte. C’est ainsi que nous avons réduit la gamme des plastiques qu’il est possibles de trouver en plaques extrudées afin de les passer à la découpe LASER. De plus, nous souhaitions être à 100% plastique donc nous avons écarté les différentes solutions qui faisaient intervenir d’autre matériaux (tringlerie métallique d’ouverture par exemple).


Nous avons donc divisé notre recherche de matériaux en deux parties, la première concerne les matériaux dont nous aurions eu besoin et en quelles quantités afin de réaliser le prototype de notre poubelle à l’échelle 1:2 et une deuxième partie qui abordera les matériaux à utiliser si l’on avait voulu produire en grande série.

 

  • Matériaux pour la phase de prototypage


Pour la phase de prototypage que l’on aurait dû réaliser au FabLab, nous avons fait une étude afin de réaliser l’intégralité des nos pièce en imprimantes 3D pour les petites pièces (pédale, angles de maintien du bac tue-odeur etc... ) et à la découpe LASER pour la quasi totalité des pièces. 

Nous avons donc dressé un tableau des principaux polymères disponibles en fonction de plusieurs critères et nous avons ensuite choisi dans cette liste ceux qui pourraient correspondre à nos besoins en terme de découpe LASER ou impression 3D. En croisant différentes recherches sur internet, on peut constituer le tableau suivant :

 

Tableau 5 : Choix de la matière

Après analyse et étude ce tableau, on peut affiner notre recherche pour les éléments de la poubelle. Tout d’abord, nous n’avons pas besoin de matériaux transparents pour ce type de poubelle donc on peut éliminer le PS, le PMMA et le PC qui nous intéressent d’ailleurs pas forcément pour leurs autres avantages. 

Nous allons maintenant procéder par groupe de solide de la poubelle :

 

  • Plaques latérales, intercalaires, couvercle, cerclage supérieur fonds de la poubelle :


Les parties qui composent les plaques latérales représentent presque 70% de notre projet et nous avons axé les recherches sur ces plaques. Nous souhaitions utiliser un matériau que l’on peut trouver facilement sous forme de plaques extrudées, de plus nous voulions un matériaux relativement résistant et déformable afin de pouvoir adopter cette forme ovale. De plus l’intérêt était d’avoir un matériaux résistant aux attaques chimiques car la poubelle doit pouvoir être lavée sans précautions particulières. 

Le choix s’est donc resserré sur le Polypropylène et le Polyéthylène qui sont deux bons candidats pour ce type de réalisations. Le marché des poubelles plastiques est partagé entre le PP et le Pe cependant polyethylene en plaque est très intéressant car il possède un excellent rapport prix / performances de part sa très bonne ténacité, sa résistance à la flexion par choc et aux produit chimiques. Ces deux polymères ont néanmoins un désavantage pour notre projet : ils sont tous deux difficiles à coller. Donc il faudra acheter des colles spécifiques pour les quelques éléments de collage ou bien réaliser un traitement de surface à ces endroits de collage. Pour départager ces deux matériaux, le critère du prix en plaque peut intervenir. En effet,  en effectuant des recherches sur des sites fournisseurs pour du Pe HD en plaques de 3 mm d’épaisseur, on trouve une moyenne de 18 euros/m² alors que le prix du PP pour la même quantité est quasiment divisé par deux avec des prix d’environ 8 euros/m².

 

*Valeurs internet fournisseurs (polydis et chutes-plastiques)


Donc au total la surface de la poubelle en pièces cumulées à l échelle 1 serait de 4,784 m².


1ère remarque : Le prix au m² peut alors être un argument de taille pour le choix de la poubelle avec un coût de 94,96 euros pour réaliser la structure de la poubelle, si on utilise le Pehd et 42,52 euros pour le PP. En sachant que nous avons pris les valeurs des dimensions du modèle Creo de notre poubelle à l’échelle 1 mais on ne pourrait pas produire ce prototype à l’échelle 1 à l’INSA car la découpe LASER n’est pas assez grande, nous devons donc réaliser le prototype à l’échelle 1:2. De ce fait le prix serait réduit de moitié pour chaque polymère, et on peut réduire encore un peu ce prix de la poubelle si l’on commande en gros ou bien avec les prix de l’école.


2ème remarque : On a calculé le coût total d’une poubelle pour les parties réalisées à la découpe LASER, à partir d’un prix au m², cependant on est conscient que que ce n’est pas le prix du brut puisqu’il y aura forcément des chutes sur les plaques et donc un coût de brut plus important. N’ayant pas accès au logiciel de mise en forme des motifs sur les plaques (celui de la découpe LASER du FabLab de l’INSA), nous n’avons pas estimé la quantité de déchets obtenus par plaque.


Finalement pour produire 95% de la poubelle, nous choisirons le PE haute densité (qui est notamment souvent utilisé pour la réalisation de bidon de produits chimiques) si l'on s’intéresse aux caractéristiques nécessaires ;  et nous choisirons le PP si le critère financier est critique, puisque qu’il est quasiment deux fois moins cher. De plus, nous voulons une certaine rigidité pour que les plaques latérales se tiennent mais on veut tout de même pouvoir les plier afin d’obtenir la forme ovale (grâce aux rainures latérales), donc on choisit une épaisseur de 3 mm pour les plaques de la poubelle extérieure, le cerclage, les intercalaires, le couvercle et 4 mm pour les plaques de la poubelle intérieure. Pourquoi cette différence ? Et bien parce que le système de fixation des plaques de la poubelle intérieure (système soutien gorge) nécessite une réduction d’épaisseur de moitié sur les attaches comme on peut le voir ci-dessous, donc nous aurons plus que 2 mm d’épaisseur sur les attaches ce qui nous semble être un minimum si on veut qu’elles assurent correctement leurs fonctions de maintien.

Figure 26: Une partie du système d'accroche

 

  • Pièces d’assemblages :

Ce que l’on entend par pièces d’assemblages, ce sont tous les composants que l’on ne peut pas réalisés grâce à la machine de découpe LASER. On peut citer : les angles pour tenir le bas tue-odeur, le bac tue-odeur lui même, les tiges qui maintiennent les intercalaires et les charnières du couvercle, qui seront réalisées en imprimante 3D pour le prototype. 

Nous nous sommes tout de suite dirigé vers l’ABS qui est relativement courant en filament pour l’impression 3D car c’est un matériau avec une bonne résistance aux chocs, aux températures extrêmes négatives jusqu’à −40 °C et aux agents chimiques.  

L’ABS se met relativement bien en forme mais il faut tout de même faire attention car il est plus difficile à travailler que le PLA. En effet, le filament ABS est sujet à certaines déformations quand il n’est pas refroidi de façon parfaite. Pour pallier ce phénomène que l’on appelle “warping” en anglais il faut avoir recours à certains subterfuges et notamment l’utilisation d’un plateau chauffant.

Sur des sites fournisseur (“filament-ABS” par exemple) on trouve des bobines de 500g d’ABS aux alentours de 10 euros la bobine. Sachant qu’on ne peut pas calculer sans avoir accès à la machine combien de fil il nous faudrait pour réaliser nos pièces d’assemblages, nous avons fait une estimation d’après notre expérience qu’une demie bobine devrait suffire pour l’intégralité des pièces à réaliser.

 

Tableau 7: Coûts finaux

 

On aurait donc un prototype avec un coût matière de 48,11 pour l’utilisation du PP et de 100,21 si l’on utilise du Pe HD.

 

4. EVOLUTION DU PROJET-MODÉLISATION ET PERSPECTIVES

 

  • Affinage des coûts bruts


Comme nous l’avons expliqué précédemment, les coûts calculés dans notre étude sont les coûts au détails pour la production d’une poubelle aux dimensions réelles. Cependant, au fablab nous serions contraints de réaliser cette poubelle à l’échelle 1:2 et nous devons également réaliser la mise en forme des différents éléments à réaliser à la découpe LASER sur une plaque afin de déterminer les déchets par plaques. En ayant accès au logiciel de la découpe LASER on aurait donc pu calculer les chutes et déchets par plaque et ainsi calculer le coût du brut pour réaliser un exemplaire de notre prototype.


  • Travail sur le système d’ouverture 


Un deuxième point d’amélioration se situe sur notre système d’ouverture. En effet, le manque de temps dû au décalage des entrevues avec les professeurs référents nous a limité dans le choix d’un système d’ouverture ayant une approche un peu plus “plasturgiste”. Nous avons partiellement résolu le problème de la tringlerie métallique en ajustant les renvois d’angles et remplaçant la tringlerie métallique par du fil en polyamide et en retravaillant le couvercle afin d’avoir un bras de levier suffisant,  mais il y a encore du travail pour arriver à une solution vraiment aboutie. La piste à retenir est l’utilisation d’une pédale à bascule qui ferait monter le bac intérieur de la poubelle et ce dernier soulèverait le couvercle.


  • Production d’une notice de montage 


Un autre point d’étude a été de réaliser une poubelle en kit, qu’il faut monter par assemblages simples. L’ordre de montage et l’assemblage des différentes nous semble évident car nous travaillons depuis 4 mois sur le projet, cependant pour un utilisateur lambda, il serait nécessaire de produire une notice de montage. Pour cela, des mises en plan de nos modèles Créo sont nécessaire avec des indications simples de montages. Les principales étapes sont :

  • assemblage des plaques externes
  • assemblage de la coque externe et du fond de la poubelle extérieure
  • assemblage des plaques internes
  • assemblage de la coque interne et du fond de la poubelle interne
  • assemblages des intercalaires
  • vissage des charnières sur la poubelle
  • vissage des charnières sur le couvercle

  • installation de pédale et mise en place du fil

 

  •     Conservation de l’idée du montage en kit 


La première solution consiste à conserver l’idée d’une poubelle vendue en kit et montable par l’utilisateur. De ce fait, l’ensemble des parties réalisées avec des plaques pour le prototype seront également réalisés avec des plaques à la découpe LASER pour cette version commercialisable. L’intérêt est d’acheter les plaques en grandes quantités afin de réduire les coûts et de travailler avec plusieurs machines de découpe LASER pour réduire les temps de production et donc maximiser les bénéfices. 

De plus, le cerclage supérieur sera également réalisé à la découpe LASER dans les plaques de PP ou Pe Hd afin de rentabiliser au maximum ces plaques. Les pièces assurant les fonctions d'assemblages citées dans la partie précédente seront réalisées en injection, sauf les tiges supérieures des intercalaires qui seront réalisées en extrusion. On conserve l’ABS pour ces pièces car il s'injecte/s’extrude facilement et il garde les propriétés attendues.


  •     Optimisation du rapport prix/fonctions réalisées

La deuxième approche que nous avons eu d’une production en grande série est plus conventionnelle et se rapproche bien plus des poubelles que l’on peut trouver sur le marché.

En effet, nous faisons sur cette solution, le choix d’enlever la fonction de montage en kit de la poubelle, ce qui nous laisse le champ libre sur les moyens de mise en forme du plastique afin de réaliser la coque extérieure et intérieure de la poubelle. On choisit alors de réaliser les coques extérieures et intérieures  en injection ou en thermoformage (les deux sont viables compte tenu des épaisseurs). Le couvercle ainsi que les intercalaires restent quant à eux réalisé à  la découpe LASER sur plaques de PP ou Pe HD. Le cerclage supérieure sera réalisé en extrusion et mis en forme à chaud sur la coque externe, et les pièces d’assemblages seront réalisées en injection également (comme la partie précédente). 


En optant pour une poubelle réalisée en grande partie en thermoformage ou en injection, on gagne en temps de production et surtout en coût de production car on achète la matière en granulé et non pas en plaques. Donc c’est une solution viable, en revanche on perd une fonction importante qui était de réaliser une poubelle vendable en kit.

 

CONCLUSION

 


L’étude et le prototypage de la poubelle furent enrichissants, formateurs et épanouissants à bien des égards. En effet, le travail était varié et les compétences acquises sont transverses et solides.


Tout d’abord nous avons réalisé un travail de recherche approfondi afin de mettre en évidence les projets, brevets et modèles existants, cela dans le but définir au mieux notre cahier des charges et surtout de proposer un prototype novateur. Nous sommes ensuite passé à la phase de brainstorming afin de classer les idées pour pouvoir proposer les premières esquisses, celles-là mêmes qui permettent d’initier le projet. 

Le temps passé sur la définition des fonctions principales, du cahier des charges mais également des dimensions voulues, fût fructueux car il nous a permis d’être précis dans l’élaboration de notre solution. Nous avons alors modélisé la poubelle de tri sur Créo et au fil des entrevues et des nouvelles décisions/améliorations, les versions se sont succédées et améliorées jusqu'à la version finale que nous avons proposée. Le travail critique et la remise en question que nous avons effectué sur chaque version ont permis un bon avancement tout au  long du projet. 

Finalement, le choix des matériaux ainsi que les estimations de coût du prototype ont clôturé nos recherches, et ils nous ont permis de nous projeter un peu plus dans le monde industriel avec des informations tirées des sites constructeurs. En effet, travailler sur un tel projet implique de faire de nombreux choix, parfois payants au détriment de certains autres, mais les concessions sont inévitables si l’on souhaite produire un prototype enclin à être validé par la suite.


Après quatre mois de travail dans des conditions dégradées par le confinement et la non possibilité de produire le prototype, nous sommes tout de même très fiers de notre étude et d’avoir la possibilité de vous la proposer dans une version prête à la découpe et impression. De plus, nous espérons que le projet aura la possibilité d’être repris et approfondi afin que cette poubelle de tri voit le jour dans notre école.




 

 

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